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Football - Coupe du mondeMais où sont passés les fans de l'Angleterre?

Habituellement les premiers à envahir les stades du monde entier, les fans anglais manquent à ce début de Mondial. Notamment ce dimanche à Nijni Novgorod.

par
Robin Carrel
Nijni Novgorod

Des pages et des pages ont été écrites sur les risques potentiels pour les fans du monde entier à se pointer en Russie à l'occasion de ce Mondial. Comme bien souvent, ç'a plutôt été du gaspillage de papier. Car ce que l'on vit sur place est à mille lieues de l'enfer promis aux supporters venus de l'étranger. Tout ceux qu'on a pu croiser jusqu'ici se disent enchantés et surpris par l'accueil magnifique reçu à Samara, Moscou, Nijni Novgorod ou Saint-Pétersbourg.

Le principal souci, c'est que les articles de «prévention» de la presse occidentale ont retenu pas mal de supporters à la maison, notamment les Anglais. Les supporters des «Three Lions» sont pourtant réputés pour se déplacer en masse, envahissant les pubs, les terrasses puis les stades du monde entier à la moindre occasion. Pas cette fois et les images de Nijni Novgorod, dimanche, avant la partie du 2e tour face au Panama étaient assez frappantes.

Pour ce Mondial, les sujets de sa Majesté ne sont même pas dans le top 5 des billets vendus par pays. Dans ce classement largement dominé par l'Amérique Latine, on retrouve en première position le Brésil (73'000 tickets écoulés), la Colombie (65'000), le Mexique (60'000), l'Argentine (54'000) et le Pérou (44'000). Les Anglais, eux, sont à la traîne avec un peu plus de 30'000 billets commandés.

Les raisons ne sont pas à aller chercher trop loin. Le matraquage médiatique, dans la foulée des incidents de Marseille lors de l'Euro 2016 en France, ont retenu beaucoup de monde à la maison. Pourtant, Alex et Alan sont venus et avaient l'air surpris de se sentir si seuls dans les rues bouclées par les militaires de Nijni Novgorod. «Je ne sais pas pourquoi on est si peu, honnêtement. Là, il y a limite plus de Pananéens que de gens de chez nous, je n'ai jamais vu ça», nous dit le premier, qui vient du Nord de Londres.

Son compère n'avait pas d'autres explications que ce contexte «historique». «En général, quand on se déplace, il y a plus de fans anglais que de places dans le stade! Mais là, avec la peur des hooligans, pas mal ont hésité, soupire Alan, qui vient pour sa part du Nord du pays. Nous, on reste là jusqu'au match contre la Belgique, on rentre au pays et on reviendra pour les 8es de finale. J'espère qu'on pourra parler de notre expérience et tenter de convaincre nos compatriotes qu'on ne risque rien dans le coin...» A part gagner un titre qui les fuit depuis 1966, on ne voit pas, effectivement.

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