Actualisé 27.01.2020 à 11:16

Élection au Conseil d'État vaudois

Mais que vient faire la Grève du climat là-dedans?

Le mouvement présente une candidature collective. Nous avons voulu apprendre à mieux le connaître en une minute.

de
Francesco Brienza

«Il faut arrêter de manger de la viande.» Le conseil émane d'une formation novice en politique «classique». La Grève du climat, son truc, c'est plutôt la rue et la désobéissance civile. Les nombreuses manifestations qu'ils ont organisées en Suisse en un an ont eu un énorme écho. Elles ont chamboulé l'agenda des partis et leur succès a accouché de la fameuse vague verte au Parlement suisse cet automne.

Cet hiver, les militants ajoutent une corde à leur arc. Le 9 février, ils se battront pour obtenir un siège au gouvernement vaudois. Leur candidature se veut collective: les citoyens voteront pour un nom (Juliette Vernier), mais c'est un collectif qui se présente. Raison pour laquelle c'est quelqu'un d'autre qui représente le mouvement dans notre vidéo. La candidate «officielle» a simplement été tirée au sort, pour répondre aux exigences du jeu démocratique, mais n'est pas plus impliquée que les autres.

Tout miser sur le climat

Et que veut-elle la Grève du climat au juste? Elle veut en premier lieu que la Suisse déclare l'urgence climatique. «Nous exigeons que notre pays n'engendre aucune émission de gaz à effet de serre d'ici 2030.» Objectif: contenir au maximum la hausse moyenne de la température. La démarche doit être progressive et commencer immédiatement. Et le mouvement prévient: «Dans le cas où il serait impossible d'accéder à ces revendications dans le système actuel, un changement de système est nécessaire pour surmonter cette crise.»

La Grève du climat n'a pas de programme politique à proprement parler. Fiscalité, politique migratoire, mobilité, agriculture, subventions, économie, enseignement: tout est orienté climat et durabilité. Au niveau de ses valeurs, le collectif affirme: «Nous sommes contre toutes les formes de discrimination telles que le racisme, le sexisme, le validisme, la xénophobie, la discrimination contre les personnes LGBTQIA+, etc. Nous sommes contre le fascisme et nous nous efforçons de combattre activement les discours haineux.» D'un point de vue social, le mouvement veut d'abord soutenir les personnes les plus vulnérables.

Adepte de l'horizontalité, sans leader officiel, le mouvement se fait parfois reprocher son manque d'expérience. Faites plus ample connaissance avec eux grâce à notre vidéo portrait ci-dessus.

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