Ouragan Jimena: Maisons détruite et rues inondées après le passage de l'ouragan
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Ouragan JimenaMaisons détruite et rues inondées après le passage de l'ouragan

Maisons détruites, rues inondées, électricité et téléphone coupés: le passage de l'ouragan Jimena a fortement éprouvé mercredi le petit port de pêche de Puerto San Carlos, sur la péninsule mexicaine de Basse-Californie, mais a priori sans faire de victimes.

Cette localité de 4.000 habitants a été la première à subir les assauts de Jimena, qui s'accompagnait de vents d'une moyenne de 155 km/h et de rafales proches de 200 km/h lorsqu'il a touché terre.

L'ouragan a ensuite baissé d'intensité et devait se diriger 200 km plus au nord, vers San Jose de Gracia, un hameau d'un peu plus de 150 habitants.

«Nous étions chez nous, avec mon mari et nos deux fillettes de 3 ans et de 11 mois, quand la maison s'est effondrée. Le vent a arraché la porte», raconte à l'AFP une jeune mère de famille de Puerto San Carlos, Paola Torres, 21 ans, tandis qu'elle rassemble ce qu'elle peut récupérer dans les débris de son logement de bois.

La plupart des maisons sont construites de la même manière, en matériaux légers sur une frêle structure métallique, autour du petit port.

«Il n'y a pas eu de perte de vie humaine jusqu'ici», annonce un des militaires détachés sur place pour assister la population. Ils vont de maison en maison, conseillant aux habitants de rester sur leurs gardes: «Nous sommes dans l'oeil du cyclone, et dans peu de temps les vents et les averses sont revenir».

Toutes les rues sont inondées, les pylones électriques et les câbles du téléphone ont été jetés à terre, privant Puerto San Carlos d'électricité et de communications.

Les deux sites d'hébergement aménagés dans les écoles étaient combles dans la nuit. Mais dans la matinée, les habitants sont retournés vérifier l'état de leurs domiciles ou de leurs lieux de travail.

La conserverie de thon, première entreprise locale, et principale source d'emploi, est en ruines. Les tôles du toit se sont envolées, atterrissant dans les rues voisines.

Le toit de la maison de Luis Zambrano était lui aussi fait de tôles, et n'a pas résisté non plus. «Nous nous sommes tous réfugiés dans une petite pièce en ciment, tous les lits ont été trempés», se lamente ce vieil homme, qui ne peut marcher sans déambulateur.

(afp)

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