Actualisé 28.07.2018 à 20:59

Zurich

Malade, cette ado attend un nouveau poumon

La Zurichoise Gresa ne peut pas marcher plus de 100 mètres à cause de sa maladie. Elle espère bientôt pouvoir se faire transplanter un nouveau poumon.

de
Julia Käser/ofu

Pendant que ses amies font du sport ou du shopping, Gresa, 15 ans, passe une grande partie de sa vie à l'hôpital pédiatrique de Zurich. Elle ne peut pas se déplacer sans sa machine à oxygène. Sans elle, l'adolescente peut à peine parcourir 100 mètres, écrit vendredi «20 Minuten».

Non seulement son quotidien est difficile. Même ses vacances peuvent se révéler compliquées: «Une fois, j'ai dû être héliportée d'urgence en Suisse depuis Pristina où vit ma grand-mère. Tout ça à cause d'une infection.»

Liste d'attente

Le poumon de Gresa ne fonctionne pas correctement depuis sa naissance. Actuellement, son organe ne fonctionne plus qu'à 13%. En 2012, les médecins ont suggéré pour la première fois une greffe de poumon. Depuis peu, l'ado se trouve sur la liste d'attente (lire encadré).

La Zurichoise explique que la décision n'a pas été facile: «Quelqu'un doit mourir pour que je puisse avoir un nouveau poumon.» Les longues discussions menées avec sa famille et ses amis ont néanmoins permis à la jeune de faire son choix.

«Gresa est si positive»

L'Alémanique doit actuellement prendre 10 médicaments par jours. Après l'opération, elle devra en ingurgiter 40 par jour. Malgré tout ça, l'adolescente va commencer un apprentissage de commerce en août. Au début, son taux de travail sera limité à 50%. «Gresa est si positive. C'est une combattante», conclut son grand frère.

Une longue liste d'attente

La Suisse manque de donneurs d'organes. Fin juin, 46 personnes se trouvaient sur la liste d'attente pour un nouveau poumon, selon Swisstransplant. Le temps moyen d'attente pour un nouvel organe se monte actuellement à 300 jours. Cette année, 19 personnes ont déjà reçu un nouveau poumon.

Une initiative populaire, soutenue par Swisstransplant, souhaite améliorer la situation actuelle. Le texte veut modifier la loi pour que le consentement au don d'organes soit présumé. Actuellement en Suisse, une personne qui souhaite donner ses organes doit le faire savoir proactivement. Avec l'initiative populaire «Sauver des vies en favorisant le don d'organes», les initiants souhaitent renverser la situation et inscrire le consentement présumé dans la loi. Concrètement, les personnes qui s'opposent à un don d'organes devront faire part de leur refus en s'inscrivant dans un registre national.

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!