Actualisé 14.10.2015 à 06:57

«Phantom Boy»

Malade, un petit garçon joue les passe-murailles

Nouveau film des réalisateurs d'«Une vie de chat», «Phantom Boy» saura enchanter petits et grands.

de
Catherine Magnin

Avec le surnom que lui donne le titre du film, on pourrait supposer que Léo, 11 ans (photo ci-dessous), est un super-héros. Que nenni! Son seul super-pouvoir, c'est de sortir de son corps pour traverser les murs et errer, tel un esprit translucide, dans les rues de New York.

«Mais c'est génial!», direz-vous. Pas tant que ça. En réalité, Léo souffre d'une grave maladie, et ses «envols» ressemblent davantage à des NDE («Near Death Experience», «Expérience de mort imminente») qu'à des exploits.

Mais il faut voir le bon côté des choses, propose «Phantom Boy». A l'hôpital où il est soigné, Léo rencontre Alex, un policier dont la persévérance et la perspicacité n'ont d'égales que les maladresses. Cloué sur une chaise roulante la jambe dans le plâtre, Alex peste de ne pouvoir poursuivre le méchant Homme au Visage Cassé, qui menace de répandre un virus informatique sur la ville. Alors Léo décide de lui donner un coup de main en se rendant là où Alex ne peut plus aller...

Il y a quelque chose de foncièrement touchant dans le film d'Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli. Un mélange habile de thriller captivant, de réflexion pudique sur la maladie et la mort, et de vagabondage poétique servi par un graphisme artisanal. Ce qui ne veut pas pas dire que les réalisateurs ont snobé l'animation par ordinateur Ils l'ont juste utilisée avec discrétion. Au final, le spectateur n'y voit que du feu.

Une petite vidéo pour comprendre comment l'animation en 3D a été utilisée pour concevoir le film:

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