Grand Genève: Malaise entre le syndicat frontalier et le Canton
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Grand GenèveMalaise entre le syndicat frontalier et le Canton

Le Groupement transfrontalier européen s'étonne de l'absence de Genève à son congrès. François Longchamp reste très serein.

par
Jérôme Faas
François Longchamp, président du Conseil d'Etat Genevois.

François Longchamp, président du Conseil d'Etat Genevois.

photo: Keystone/Martial Trezzini

Grand Genève, agglomération, région: alors que ces termes sont martelés par la majorité des élus du canton, celui-ci n'enverra aucun représentant au prochain congrès annuel du GTE, le Groupement transfrontalier européen, vendredi à Archamps (F). Le Conseil d'Etat a décliné l'invitation, le Grand Conseil également. Le secrétaire général du GTE Jean-François Besson s'en est ému ce lundi dans une chronique publiée par «Le Dauphiné libéré».

Il y évoque un «malaise de plus en plus profond», remarquant que le Genevois le plus haut placé présent sera Robert Cramer, en tant qu'élu fédéral. Le dernier conseiller d'Etat à s'être déplacé est David Hiler, qui a quitté le Gouvernement en 2013, observe Michel Charrat, président du GTE. Il parle de «frilosité politique» - et se demande s'il est de bon ton de s'afficher à côté de frontaliers «alors que le tiers du Parlement est MCG».

Longchamp remet le GTE à sa place

«Le GTE n'est pas une instance officielle, mais un syndicat privé, le syndicat des frontaliers, répond François Longchamp, le président du Conseil d'Etat. Ce n'est donc pas un hasard si le Conseil d'Etat ne se rend pas systématiquement à son congrès annuel. Il ne se rend pas non plus à celui de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS).» L'élu PLR signale par ailleurs qu'il a pris soin de s'excuser en personne, par téléphone. Il ajoute qu'il comprend «l'importance, pour une association privée, de pouvoir compter sur un maximum d'élus».

François Longchamp précise en outre qu'il honore de sa présence toutes les instances régionales officielles, telles que le Comité régional franco-genevois, le Groupement local de coopération transfrontalière (il les copréside) ou le Conseil du Léman. «Personne ne peut me soupçonner de ne pas m'engager pour la cause régionale.»

«Pas une décision politique»

Il note par ailleurs que vendredi, quand le GTE se réunira, la commission législative du Grand Conseil débattra de la gouvernance des établissements publics. «Les commissions parlementaires sont ma priorité absolue. Personne ne comprendrait que je ne me rende pas disponible pour elles.» Le Parlement lui-même, par ailleurs, a décliné l'invitation du GTE. «Nous avons excusé le président Jean-Marc Guinchard, explique le sautier Maria-Anna Hutter, mais il faut n'y voir aucune décision politique. Il s'agissait juste d'une question d'agenda.»

Cramer, Unia et les patrons

Le congrès annuel du syndicat frontalier attirera notamment Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le préfet de la Haute-Savoie, les députés et les maires français de la région. Côté genevois, le conseiller aux Etats Robert Cramer sera là, "pour parler de politique fédérale", précise-t-il. La Fédération des entreprises romandes, soit le syndicat patronal genevois, sera présente, tout comme Unia.

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