Actualisé 01.11.2015 à 06:41

ConsommationMalgré l'affaire VW, les Français aiment le diesel

Deux tiers des Français ont une «bonne image» du diesel qu'ils sont pourtant une majorité à juger polluant et mauvais pour la santé.

Les Français, qui ne sont pas à une contradiction près, gardent une bonne image du diesel mais seraient une minorité à choisir un moteur diesel lors de leur prochain achat (Image d'illustration - 29 septembre 2015).

Les Français, qui ne sont pas à une contradiction près, gardent une bonne image du diesel mais seraient une minorité à choisir un moteur diesel lors de leur prochain achat (Image d'illustration - 29 septembre 2015).

Les Français continuent de soutenir le diesel même après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen. Les deux tiers (64%) d'entre eux affirment avoir une «bonne image» de ce carburant pointé du doigt pour être polluant et dangereux sur la santé, selon un sondage publié dimanche.

Les Français estiment que le diesel, qui va être davantage taxé en France, est un carburant performant (74%) et bon marché (64%) même s'ils reconnaissent qu'il est polluant (61%) et dangereux pour la santé (56%), selon le sondage réalisé par Odoxa pour le Parisien-Aujourd'hui.

En revanche, le moteur diesel n'apparaît plus comme le modèle privilégié par les Français qui envisagent de s'acheter un véhicule: ils sont 30% à opter pour le diesel contre 33% pour un modèle électrique ou hybride et 34% pour un moteur à essence.

Pour les trois quarts des Français (76%), la décision prise mercredi par l'Union Européenne d'assouplir les seuils d'émissions de gaz polluants des moteurs diesel est le signe qu'elle a cédé au lobby des constructeurs automobiles.

Retombées nulles

Les Français sont en outre convaincus que l'affaire Volkswagen concernant le trucage des tests anti-pollution sur les voitures diesel n'aura guère d'incidence sur les ventes de véhicules diesel: 61% pensent que ce scandale n'incitera pas les possesseurs de diesel à ne plus racheter ce type de véhicule.

Le sondage a été réalisé les 29 et 30 octobre auprès de 1001 personnes.

Après des années de vifs débats, le gouvernement français a annoncé à la mi-octobre sa décision de supprimer progressivement à partir de l'an prochain l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l'essence. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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