Afrique: Mali: une mine tue 3 Casques bleus tchadiens
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AfriqueMali: une mine tue 3 Casques bleus tchadiens

Deux véhicules du contingent tchadien de l'ONU ont sauté sur ses mines dans le nord du Mali dimanche. Le bilan est de trois morts et quatre blessés.

Des Casques bleus le 24 juillet 2019 à Gao, au Mali. (Archive)

Des Casques bleus le 24 juillet 2019 à Gao, au Mali. (Archive)

AFP

Trois soldats tchadiens de la mission des Nations Unies au Mali (Minusma) ont été tués dimanche, et quatre grièvement blessés, quand leurs véhicules ont sauté sur une mine dans le nord du pays ouest-africain, a annoncé l'ONU.

Deux véhicules du contingent tchadien de l'ONU au cours d'une patrouille de routine ont sauté sur les mines, à Aguelok, ville du nord du Mali. Dans un communiqué, la Minusma précise que le bilan s'élève à trois Casques bleus tués et quatre blessés graves.

«Nous devrons faire tous les efforts possibles pour identifier et arrêter les responsables de ces attaques terroristes, afin de les traduire en justice», a déclaré le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, «s'inclinant devant les dépouilles des courageux Casques bleus morts pour la paix au Mali».

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres «condamne fermement les attaques d'engins explosifs improvisés contre un convoi» de la Minusma, a fait savoir son porte-parole dans un communiqué.

Crimes de guerre

«Le secrétaire général rappelle que les attaques visant des soldats de la paix des Nations unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. Il appelle les autorités maliennes à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de ces attaques afin qu'ils puissent être rapidement amenés devant la justice», a-t-il ajouté.

La Minusma compte environ 13'000 soldats au Mali. Le Mali est le théâtre depuis 2012 d'une crise multiforme qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Si un accord de paix a été signé en 2015 avec les rebelles séparatistes du nord, le pays reste en proie aux agissements des groupes djihadistes , aux tensions intercommunautaires, fomentées ou attisées par ces mêmes djihadistes , et aux trafics de toutes sortes ébranlant l'autorité de l'État, qui ne s'exerce que sur des parties du territoire. Les violences se sont propagées du nord au centre du pays, et aux voisins du Niger et du Burkina Faso. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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