Vex (VS): Maltraitance au home St-Sylve: procédure classée
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Vex (VS)Maltraitance au home St-Sylve: procédure classée

Une dizaine d’employés avait dénoncé en 2014 de graves dysfonctionnements. Mais aucun témoignage direct n’a pu être recueilli durant l’instruction. Le Ministère public valaisan classe l’affaire.

Site du home St-Sylve

Le Ministère public valaisan a classé la procédure ouverte en 2014 à la suite des dénonciations d’employés du home St-Sylve, à Vex, fait-il savoir mardi dans un communiqué. «Si de graves dysfonctionnements ont été mis à jour, la commission d’infractions pénales n’a toutefois pas pu être établie», précise-t-il.

L’affaire avait fait grand bruit cette année-là en Valais. La police était intervenue en septembre au home à la suite du dépôt d’une plainte pénale par 11 employées en juin 2014. Ils dénonçaient des actes d’ordre sexuel et de la maltraitance sur les pensionnaires incapables de discernement. À cela s’ajoutaient des dénonciations de cas de mobbing. Trois collaborateurs avaient été arrêtés.

Le Ministère public avait ouvert, toujours en septembre, une instruction à l’encontre de quatre prévenus pour des infractions notamment contre l’intégrité corporelle et la liberté.

Contexte d’extrême tension

Le ministère public explique que de très nombreuses auditions ont été menées dans le cadre de l’instruction afin de faire la lumière sur les allégations de maltraitance dénoncées. «Il est apparu que les dénonciations pénales avaient été déposées dans un contexte d’extrême tension lié à des changements de direction et à des
restructurations survenues au sein du home peu avant le dépôt des plaintes», écrit-il.

Le ministère reconnaît toutefois l’existence de graves dysfonctionnements et d’actes inappropriés dans les soins apportés à certains pensionnaires. Mais aucun témoignage direct de pensionnaires n’a pu être recueilli durant l’instruction. «Les résidents concernés par les dénonciations étaient, au moment du dépôt de celles-ci, soit déjà décédés, soit jugés inaptes, par des experts, à être entendus en procédure au vu de leur santé», souligne-t-il.

De plus, en raison de l’absence de constats de coups, de maltraitance ou de rapports médicaux faisant état d’éventuelles lésions établis par le personnel du home, ainsi que d’examens médico-légaux pratiqués sur les pensionnaires, les mauvais traitements pouvant constituer des infractions n’ont pas pu être objectivés.

(cht/comm)

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