Actualisé 23.07.2018 à 14:25

Ecosse

Mandat d'arrêt contre une indépendantiste retiré

La décision permet à la Catalane Clara Ponsati, réfugiée en Ecosse, de résider sans crainte en Europe. Sauf en Espagne où elle risque toujours la prison.

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La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

AFP
Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

AFP
Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

AFP

Le mandat d'arrêt européen contre l'ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati a été formellement levé lundi par un tribunal d'Édimbourg après la décision la semaine dernière de la Cour suprême espagnole de renoncer à cette procédure.

Mme Ponsati, 61 ans, vit en exil en Écosse où elle enseigne l'économie à l'université de St Andrews (côte est) après avoir fui l'Espagne, qui l'accuse de «rébellion violente et détournement de fonds publics» après avoir pris part à la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne.

Comme cinq autres ex-dirigeants catalans en exil, elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen de la justice espagnole. Mais la Cour suprême a finalement renoncé jeudi à ces procédures après la décision de la justice allemande de n'autoriser l'extradition de l'ex-président catalan Carles Puigdemont vers l'Espagne que pour le délit de malversation et non pour rébellion, passible de 25 ans de réclusion.

A l'issue d'une courte audience, Mme Ponsati s'est vue signifier la fin de la procédure. «Je suis déterminée à continuer de lutter pour la liberté de tous les prisonniers politiques, pour les droits civils en Catalogne et en Espagne et pour la République de Catalogne», a-t-elle déclaré devant le tribunal.

Son avocat Aamer Anwar a estimé que «le retrait des mandats d'arrêt est une grande victoire mais il ne peut y avoir de célébration alors que neuf Catalans sont détenus comme otages politiques et que Clara reste une exilée politique dans l'incapacité de retourner chez elle pendant au moins vingt ans».

L'indépendantiste catalane, qui a reçu le soutien de membres du Parti nationaliste écossais (SNP), également indépendantiste, risque en effet d'être arrêtée si elle retourne en Espagne. Elle s'était rendue à la police écossaise le 28 mars et avait été placée en liberté conditionnelle. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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