Actualisé 02.04.2013 à 13:21

Santé et alimentationManger du poisson fait vivre plus longtemps

Les 65 ans et plus ayant les niveaux d'oméga-3 les plus élevés dans leur sang vivent en moyenne 2,2 ans de plus que ceux avec les taux les plus bas de ces acides gras, contenus surtout dans certains poissons.

Les adultes plus âgés pourraient réduire leur risque de mortalité de toutes causes jusqu'à 27%, et même d'environ 35% quand il résulte de maladies cardiovasculaires, estiment ces chercheurs de l'Université de Harvard (Massachusetts, nord-est) et de l'Université de l'Etat de Washington (nord-ouest).

«La consommation de poissons riches en acide gras est considérée depuis longtemps comme une nourriture saine, mais peu de recherches avaient évalué jusqu'alors les effets bénéfiques des oméga-3 pour la santé d'adultes plus âgés», explique le Dr Dariush Mozaffaris, professeur adjoint d'épidémiologie à la faculté de santé publique de l'Université de Harvard, coauteur de ces travaux.

Importance des oméga-3

«Les résultats de cette recherche confirment l'importance de niveaux suffisants d'oméga-3 dans le sang pour la santé cardiovasculaire et laisse penser que, plus tard dans la vie, ces bienfaits pourraient en fait prolonger le nombre d'années restant à vivre», ajoute-t-il.

Ces chercheurs ont analysé 16 années de statistiques, qui portaient sur environ 2700 adultes de 65 ans et plus aux Etats-Unis, ayant participé à une étude sur le long terme au sujet de la santé cardiovasculaire menée par les Instituts nationaux de la santé (NIH).

Clarifier les effets des acides gras

Les participants venaient de trois Etats (Caroline du Nord, Maryland et Pennsylvanie) et étaient généralement en bonne santé au début de la recherche. Les auteurs de cette étude ont cherché à clarifier les effets des acides gras sur la santé, en examinant les biomarqueurs dans le sang d'adultes ne prenant pas de complément d'oméga-3 provenant d'huile de poisson.

Ils ont pu ainsi évaluer les effets potentiels d'une consommation régulière de poisson sur de multiples causes de mortalité. L'étude paraît dans la version en ligne des Annals of Internal Medicine. (afp)

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