Ukraine: Manif musclée devant la présidence à Kiev après la condamnation d’un militant
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UkraineManif musclée devant la présidence à Kiev après la condamnation d’un militant

Après la condamnation d’une figure du parti ultranationaliste Pravy sektor, de jeunes manifestants ukrainiens ont exigé samedi sa libération.

Les manifestants brandissent des fumigènes à Kiev le 20 mars 2021.

Les manifestants brandissent des fumigènes à Kiev le 20 mars 2021.

AFP

Plus de 2000 Ukrainiens, essentiellement des jeunes, ont protesté samedi soir devant la présidence à Kiev contre la récente condamnation d’un militant nationaliste, brisant des vitres et recouvrant le bâtiment de graffitis. Ils ont également jeté des grenades fumigènes et tenté de brûler l’enseigne métallique «Président de l’Ukraine» sur la façade, avant d’allumer des feux d’artifice. Présente sur les lieux, la police n’est pas intervenue.

Serguï Sternenko, ancien chef d’une antenne régionale du parti ultranationaliste Pravy sektor, a été condamné en février par une cour d’Odessa (sud) à sept ans et trois mois de prison pour attaque armée contre un élu local prorusse en 2015.

«Une provocation»

Le militant a nié son implication et fait appel du verdict. Son affaire a provoqué une vague de protestations, les sympathisants de Serguï Sternenko estimant que les preuves retenues contre lui n’étaient pas solides et dénonçant une justice sélective et corrompue.

Réunis pour le 26e anniversaire de Serguï Sternenko, les manifestants ont exigé sa libération et le limogeage de ministre de l’Intérieur et de la procureure générale. Ils ont scandé «Liberté à Sternenko» et «Dehors Zelia» (surnom péjoratif du président Volodymyr Zelensky), et brandi des pancartes «Nous n’avons pas peur», «Réforme des tribunaux, liberté pour Sternenko» ou encore «Aujourd’hui, c’est son tour, demain ce sera notre tour».

L’adjoint du ministre de l’Intérieur Anton Guerachtchenko a dénoncé sur Facebook «une provocation» visant selon lui à pousser «la police à avoir recours à la force» afin de déclencher un «bain de sang».

(AFP)

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