Actualisé 21.04.2013 à 17:28

FranceManifestants anti-mariage gay dans la rue

Les anti-mariage gay ont protesté de nouveau, dimanche, en France.

La manifestation contre le projet de loi sur le mariage homosexuel organisée dimanche à Paris a rassemblé 45'00 personnes selon la préfecture de police de Paris. Les organisateurs, le collectif «la Manif pour tous», en ont eux compté 270'000.

Le défilé de ce dimanche était le dernier grand rassemblement des opposants au mariage gay avant le vote solennel de la loi prévu mardi à l'Assemblée nationale. Il fera de la France le 14e pays au monde à légaliser le mariage entre personnes de même sexe.

Les opposants veulent croire que le gouvernement peut encore reculer et renoncer à appliquer la loi. Ils mettent également leurs espoirs dans une éventuelle censure du Conseil constitutionnel.

Au moment où les anti-mariage gay défilaient, un rassemblement favorable au mariage homosexuel réunissait 3500 personnes place de la Bastille, selon la même source policière.

A 18h30 locales, aucun incident n'avait été signalé par la police, alors que les deux manifestations étaient en cours de dispersion.

Débordements radicaux

Vendredi, l'une des porte-parole du collectif de «La Manif pour tous», Frigide Barjot, avait déclaré attendre «entre 30'000 et 50'000» personnes. Cette manifestation était régionale, avait-elle souligné, à la différence de celle du 24 mars qui était nationale et avait réuni 300'000 manifestants selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Ces dernières semaines, le collectif de «La Manif pour tous» s'était trouvé à plusieurs reprises débordé par des éléments radicaux, venus des rangs de l'extrême droite et des catholiques intégristes, qui avaient provoqué des affrontements avec les forces de l'ordre.

Tout au long de la semaine, des manifestations quotidiennes près de l'Assemblée nationale ont été émaillées d'incidents, donnant lieu à plus d'une centaine d'interpellations.

Juste avant le début du défilé de dimanche, la porte-parole de «La Manif pour tous», Frigide Barjot, avait affirmé que les éléments les plus radicaux n'auraient pas accès au cortège, placé sous haute surveillance des forces de l'ordre mais aussi de «services de sécurité professionnels» recrutés par les organisateurs. (ats/afp)

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