Actualisé 02.10.2011 à 07:16

Colombie

Manifestation contre la violence dans le pays

Des représentants d'ONG soutenus par l'ONU ont entamé samedi une manifestation sur la principale place de Bogota. Ils appellent à «24 heures sans morts violentes en Colombie».

Le pays est celui d'Amérique latine ayant le taux d'homicides le plus élevé.

Le «seating» sur la Place Bolivar s'achèvera dimanche, à l'occasion de la Journée mondiale pour la non-violence. «Nous devons tenter de prendre soin et de respecter notre vie et celle des autres, pour démontrer que la paix est aussi une décision et nous implique tous en tant que société», a déclaré le musicien Cesar Lopez, l'un des promoteurs de la campagne.

Atteindre la non-violence n'est possible qu'avec «un changement culturel et des politiques publiques renforçant la construction de la paix», a pour sa part déclaré Alessandro Preti, coordinateur des questions de paix au sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Colombie.

L'Institut de médecine légale colombien, qui parraine aussi la manifestation, a indiqué que rien qu'entre janvier et mars 2011, 5715 morts violentes ont été enregistrées en Colombie.

Enlèvement

Le taux d'homicides y a atteint 38,36 pour 100'000 habitants en 2010 avec 17'459 cas, plaçant la Colombie sur la liste des nations les plus violentes de la région et du monde. Au Mexique ce taux était de 22 pour 100'000 et au Venezuela de 48 pour 100'000. A titre de comparaison, le taux d'homicide en France et au Canada est inférieur à 2 pour 100'000 habitants.

Par ailleurs, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a condamné samedi l'enlèvement jeudi d'une enfant de dix ans, fille d'un maire du nord de la Colombie et exigé sa libération immédiate.

L'enfant est la fille du maire de Fortul, une localité située non loin de la frontière vénézuélienne. Elle a été enlevée jeudi matin alors qu'elle se rendait à l'école en compagnie de sa mère, sans qu'aucune piste claire sur l'identité de ses ravisseurs n'ait été évoquée.

Cette action a suscité l'indignation générale en Colombie, où, selon le ministère de la Défense, le nombre d'enlèvements a augmenté depuis 2010. En 2011, 193 personnes ont été enlevées entre janvier et juillet, contre 282 pour l'ensemble de l'année 2010. En 2009, au moins 213 personnes avaient subi le même sort.

(ats)

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