Actualisé 20.09.2008 à 21:29

Hongriemanifestation contre racisme, antisémitisme et discrimination

Deux manifestations contre la violence, le racisme, l'antisémitisme et la discrimination en général, rassemblant quelque 3.000 personnes devant le parlement à Budapest, se sont déroulées samedi, sans incident majeur.

«Les Hongrois ne sont pas les ennemis des Hongrois, au contraire, ils sont frères, il ne peut y avoir de guerre entre Hongrois», a déclaré le Premier ministe socialiste, Ferenc Gyurcsany, qui a parlé devant les personnes rassemblées à l'appel de la Charte démocratique et de la plus grande organisation tzigane du pays OCÖ (Autorité tzigane nationale).Toutefois, les organisateurs des deux manifestations avaient prévu et annoncé la présence de dix foix plus de participants.Le 6 septembre, la Hongrie avait vu la naissance d'un mouvement baptisé Charte démocratique, dont l'objectif est de lutter contre la discrimination sociale et le racisme, mouvement fondé par des personnalités politiques, des artistes et des intellectuels.Le Premier ministre Ferenc Gyurcsany avait évoqué la formation de la Charte début juillet, en signe de solidarité avec les minorités après les attaques d'extrémistes nationalistes contre le défilé de la Gay Pride à Budapest.La principale formation de l'opposition de droite, le Fidesz, avait fait savoir dès juillet qu'il ne participerait pas à cette initiative.En marge de ces deux manifestations, un millier de radicaux nationaux du parti Jobbik s'étaient rassemblées à deux kilomètres du parlement, sur la place des Héros. Outre les slogans antisémites et antitziganes habituels, les dirigeants du parti Jobbik ont affirmé que «la Hongrie appartenait aux Hongrois» et qu'il était impératif de lutter contre le «complot judéo-tzigane». Ils ont annoncé que lors des prochaines élections législatives, en avril 2010, leur parti franchirait le seuil des 5% nécessaires pour entrer au parlement.En marge de ce rassemblement, un collaborateur du journal en ligne Index a été insulté et frappé par des extrémistes de droite.A la fin de la manifestation radicale, 150 à 200 extrémistes de droite ont attaqué un monument soviétique de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et ont affronté la police, qui les a rapidement dispersés à l'aide de grenades lacrymogènes.

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