Roumanie: Manifestation contre un projet de grâce
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RoumanieManifestation contre un projet de grâce

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi soir à Bucarest contre la grâce de certains condamnés pour des faits de corruption.

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Les sociaux-démocrates au pouvoir ont lâché leur Premier ministre Sorin Grindeanu, qui a refusé de démissionner, au risque d'une nouvelle crise politique. (Mercredi 14 juin 2017)

Les sociaux-démocrates au pouvoir ont lâché leur Premier ministre Sorin Grindeanu, qui a refusé de démissionner, au risque d'une nouvelle crise politique. (Mercredi 14 juin 2017)

AFP
Des centaines de manifestants ont défilé à Bucarest devant le siège du gouvernement, contre un projet de grâce visant des personnes condamnées pour corruption. (Mercredi 3 mai 2017)

Des centaines de manifestants ont défilé à Bucarest devant le siège du gouvernement, contre un projet de grâce visant des personnes condamnées pour corruption. (Mercredi 3 mai 2017)

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Le Parlement roumain a donné lundi son feu vert à un référendum sur la lutte contre la corruption. Le texte a été proposé par le président Klaus Iohannis (photo). (13 février 2017)

Le Parlement roumain a donné lundi son feu vert à un référendum sur la lutte contre la corruption. Le texte a été proposé par le président Klaus Iohannis (photo). (13 février 2017)

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Plusieurs centaines de manifestants ont protesté mercredi soir à Bucarest contre un amendement législatif qui prévoit de gracier certains condamnés pour faits de corruption. Une commission du Sénat a donné son feu vert à un amendement allant dans ce sens.

Criant «Démission» ou «On ne veut pas être une nation de voleurs!», les manifestants réunis devant le siège du gouvernement ont brandi des drapeaux roumains et de l'UE, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'amendement, proposé par un sénateur du parti social démocrate (PSD) au pouvoir, vise à gracier les condamnés pour trafic d'influence ou pour pots-de-vin. Cette modification a été ajoutée à un projet de loi de grâce du gouvernement du premier ministre Sorin Grindeanu.

La commission sénatoriale doit maintenant rédiger un rapport et soumettre le projet au vote des députés, qui constituent la chambre décisionnelle.

Manifestations géantes

«Ils n'ont rien compris à nos demandes de février. Ils essayent à nouveau de légaliser le vol», a déclaré une manifestante, Cristina Bota, économiste.

Moins d'un mois après son investiture, le gouvernement social-démocrate avait adopté, à la fin janvier, un décret assouplissant la législation anticorruption. Après des manifestations géantes dans toute la Roumanie, les plus importantes depuis la chute du communisme, l'exécutif avait fait marche arrière.

Le premier ministre a réagi mercredi soir sur Facebook en assurant que le gouvernement ne soutenait pas le nouvel amendement parlementaire. De son côté, le chef du PSD a affirmé qu'il parlerait avec les élus sociaux-démocrates pour que l'amendement ne soit pas transmis aux députés.

Entrée dans l'UE en 2007, la Roumanie enregistre depuis quelques années des succès notables dans la lutte anticorruption, un domaine qui est sous la stricte surveillance de Bruxelles. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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