Corée du Sud: Manifestation de masse contre la présidente
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Corée du SudManifestation de masse contre la présidente

Park Geun-Hye est accusée d'avoir été sous la coupe d'une sulfureuse conseillère de l'ombre.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

Des milliers de Sud-Coréens ont manifesté samedi à Séoul sous une étroite surveillance policière pour exiger la démission de leur présidente Park Geun-Hye.

La cheffe de l'Etat a endossé la pleine responsabilité du vaste scandale politico-financier qui la vise.

Au cours de l'une des plus importantes manifestations organisées dans le pays depuis des années, quelque 40'000 personnes selon la police, 200'000 selon les organisateurs, ont appelé au départ de Mme Park lors d'une veillée aux chandelles.

Park Geun-Hye est accusée d'avoir été sous la coupe d'une sulfureuse conseillère de l'ombre, Choi Soon-Sil, qui aurait profité de son ascendant pour spolier des groupes industriels. Mme Choi a été arrêtée jeudi pour fraude et abus de pouvoir.

Mea culpa insuffisant

Environ 20'000 policiers ont été mobilisés pour encadrer les manifestants, pacifiques, quoique résolus dans leurs discours. Poing levé, la foule a scandé: «Park Geun-Hye démission! Vous êtes assiégée!».

Vendredi, dans une allocution télévisée empreinte d'émotion, Mme Park a reconnu avoir été «négligente» et insuffisamment vigilante et s'est dite prête à être entendue par le parquet malgré l'immunité que lui garantit son statut. Mais son intervention n'a pas calmé la colère populaire.

«Son discours m'a rendue encore plus furieuse», a déclaré Park Mee-Hee, 44 ans. «Elle n'a pas arrêté de faire des excuses ridicules comme si elle était totalement innocente». Un autre manifestant, âgé de 53 ans, a estimé qu'elle a «perdu toute son autorité morale».

Culte chamanique

Mme Park, dont la cote de popularité a chuté à 5%, a démenti des informations selon lesquelles elle aurait participé, sous l'influence de celle que les médias sud-coréens surnomment «Raspoutine», à un culte religieux d'inspiration chamanique.

Mais l'opinion publique s'inquiète aussi de savoir si Mme Choi s'est ingérée dans les affaires de l'Etat et a eu accès à des documents confidentiels alors qu'elle n'avait ni fonction officielle ni habilitation de sécurité.

La confidente de Mme Park est la fille d'un mystérieux chef religieux, Choi Tae-Min, devenu son mentor après l'assassinat de sa mère en 1974.

Démission peu probable

Après les confessions présidentielles, le Parti démocratique, principale formation de l'opposition sud-coréenne, a réclamé des changements substantiels et a averti qu'il lancerait s'il ne les obtenait pas un mouvement pour que Mme Park quitte le pouvoir.

Il est toutefois peu probable que Mme Park démissionne. Les analystes estiment généralement qu'elle terminera tant bien que mal son mandat avec une légitimité très diminuée, affaiblie, outre le scandale Choi, par le ralentissement de la croissance sud-coréenne, la montée du chômage et les tensions militaires avec la Corée du Nord. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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