Fusillade de l'A1: Manifestation de soutien mouvementée à Fribourg
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Fusillade de l'A1Manifestation de soutien mouvementée à Fribourg

Une manifestation du comité «Justice pour tous - contre les violences policières» a dégénéré samedi à Fribourg.

Les manifestants ont tiré des fumigènes (Photo: lecteur-reporter Ange Luzzato)

Les manifestants ont tiré des fumigènes (Photo: lecteur-reporter Ange Luzzato)

Commencée pacifiquement comme annoncé par les organisateurs, la manifestation a réuni une centaine de personnes samedi. Elle a dérapé devant la prison centrale, en basse-ville de Fribourg.

«La violence est partie d'un coup», a dit le porte-parole de la police Benoît Dumas devant la presse. Les organisateurs de la manifestation n'ont pas pu tenir les discours prévus devant la prison.

Fusées de détresse

L'importance et la violence des moyens utilisés par un groupe de manifestants a étonné la police fribourgeoise. Une centaine d'engins ont été tirés par les manifestants, dont des fumigènes classiques et des fusées de détresse utilisées dans la navigation. Ces derniers engins sont particulièrment dangereux, a indiqué le préfet de la Sarine Carl-Alex Ridoré.

Les manifestants se sont symboliquement rassemblés devant la prison centrale en signe de soutien envers les deux jeunes Français fortement soupçonnés d'avoir volé des voitures à Lyss (BE) en avril dernier. La course-poursuite avec les policiers s'était soldée par une fusillade sur la A1, qui avait coûté la vie à un des présumés voleurs.

Balles en caoutchouc

Il n'y a jamais eu d'affrontements directs entre manifestants et policiers, ont précisé les forces de l'ordre. Ces dernières ont riposté avec des balles en caoutchouc aux tirs de fusées, en particulier devant la prison. La police a indiqué n'avoir pas fait usage de gaz lacrymogènes et qu'à aucun moment la sécurité n'a été menacée dans et hors de la prison centrale.

Le dispositif policier était important dès le début de la manifestation, bien que tout d'abord très discret. Toute la première partie de la manifestation s'est faite sous l'escorte de trois policiers.

Début d'incendie

Après l'intervention devant la prison centrale, les manifestants ont été canalisés vers le centre ville. A la hauteur de la cathédrale, ils ont tiré un engin dans la toiture en bois d'un immeuble ancien. Un début d'incendie s'est déclaré. Les vitres d'un bâtiment de la police à proximité ont été endommagées.

Pas moins de 47 manifestants ont été interpellés samedi et 29 relâchés durant la nuit. Les dix-huit autres ont été placés en garde à vue et libérés dimanche en fin d'après-midi, a indiqué à l'ATS le porte-parole de la police cantonale Benoît Dumas.

Policiers blessés

Toutes les personnes interpellées ont été auditionnées. Sur la base des renseignements recueillis, le juge d'instruction déterminera si des suites pénales sont à envisager. L'enquête se poursuit.

Deux policiers ont été blessés durant cette manifestation, dont un grièvement. Ce dernier a reçu une fusée dans une jambe et a pu sortir de l'hôpital dimanche. (ats)

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