Conseil fédéral: Manne importante pour rénover le Palais des nations
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Conseil fédéralManne importante pour rénover le Palais des nations

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a réaffirmé la nécessité de donner des moyens forts aux organisations internationales à Genève. La Confédération fournira un prêt jusqu'à 50% du coût de rénovation du Palais des nations.

par
Henri Della Casa

Le Conseil fédéral veut marquer l'importance de la Genève internationale dans sa politique étrangère. Pour montrer son attachement aux quelque 30 organisations internationales sises dans le canton, au vu notamment de la forte concurrence qui se développe entre les villes pour accueillir des agences onusiennes, la Confédération couvrira jusqu'à 50% des coûts de la rénovation du Palais des Nations.

Adepte d'une diplomatie plus douce que sa prédécesseure, Didier Burkhalter est venu assurer jeudi de son plein soutien à ce qu'il appelle la «Suisse internationale par Genève». Le ministre s'est notamment félicité des efforts entrepris dans le canton pour renforcer la sécurité. Ce dernier élément apparaissant comme l'un des principaux attraits de Genève comme ville hôte des organisations internationales. «La Suisse reste de loin un endroit sécure, en comparaison à d'autres endroits», a tenu à répéter le chef du DFAE.

En clair, Berne devrait débourser 300 millions de francs sous forme de prêts préférentiels aux organisations. L'ONU couvrira l'autre moitié des frais nécessaires au projet. Le canton et la Ville de Genève contribueront à ces prêts «de manière substantielle».

Fort d'un rapport intitulé «La Genève internationale et son avenir», le Département des affaires étrangères veut aller de l'avant d'ici à 2016 pour mieux organiser l'accueil des organisations et de leurs employés dans le canton du bout du lac. Pour le président du Conseil d'Etat genevois, un pacte actualisé était nécessaire. «Ce rapport propose à la fois une stratégie innovante pour la Genève internationale, tout en gardant les fondamentaux», a salué Charles Beer.

«Genève est un lieu de paix où l'on peut travailler dans la discrétion», a encore fait valoir Didier Burkhalter. Il a confié «ne pas rechercher avant tout la visibilité», mais «si la Suisse peut être utile au monde, c'est fantastique».

L'échec à obtenir le siège du Fonds vert au détriment de la ville sud-coréenne de Songdo ne doit pas décourager Genève. La Suisse doit aussi apprendre à ne pas tout prendre, a ainsi philosophé le conseiller fédéral. Selon lui, le choix de Songdo a été celui d'un bloc lors du vote, «or notre pays refuse d'entrer dans un bloc». C'est assurément là la force de la Suisse, a-t-il martelé.

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