Universités: Manque de transparence sur le salaire des profs
Actualisé

UniversitésManque de transparence sur le salaire des profs

Certains membres du corps enseignant sont rémunérés par des sociétés privées. La pratique est courante, mais une meilleure visibilité de ces liens est réclamée.

par
ywe
Keystone

L'augmentation de la part des financements privés dans les hautes écoles et l'opacité de la rémunération de certains chargés de cours de l'Université de Fribourg suscitent des interrogations, relatait mercredi «La Liberté». Certains intervenants enseignent dans les auditoires tout en étant payés par des ressources externes.

Si le principe en lui-même est peu contesté, son manque de transparence interpelle certains professeurs et syndicats, qui mettent en garde contre un manque d'indépendance de l'enseignement public. Dans le cas fribourgeois, le registre qui liste les liens entre professeurs et économie privée n'est pas public.

Les autres universités romandes ne sont pas toutes logées à la même enseigne. A Genève, «le salaire des professeurs est payé par l'UNIGE et les fonds privés sont versés sur un compte séparé qui permet d'en suivre l'affectation précise», explique Marco Cattaneo, responsable médias de l'Université. Et, en accord avec ce que prône l'association Swissuniversities, l'institution prépare un registre public qui recense les liens d'intérêt entre les enseignants et les entreprises.

L'Université de Lausanne suit le même chemin. «Les chargés de cours sont rétribués au travers du budget fourni par l'Etat de Vaud», confirme l'attachée de presse Géraldine Falbriard. L'Unil est également en train d'informatiser son registre des intervenants qui ont des employeurs externes.

A Neuchâtel, enfin, un nouveau règlement prévoit que ces financements «doivent absolument et impérativement exclure toute influence des tiers concernés» sur l'enseignement et les résultats des recherches.

Ton opinion