26.10.2020 à 06:07

FootballManuel Akanji raconte sa quarantaine

Les sportifs d’élite sont contraints aux mêmes règles que le commun des mortels en cas de test positif. Et ils doutent et passent le temps comme tout le monde.

Manuel Akanji se livre sur ses deux semaines d’isolement.

Manuel Akanji se livre sur ses deux semaines d’isolement.

KEYSTONE

Deux semaines sur son canapé. Cette expérience a assurément été spéciale pour Manuel Akanji. Testé positif au Covid-19 il y a deux semaines lors d’un rassemblement de la Nati, le défenseur a logiquement été contraint à l’isolement. Le joueur originaire de Neftenbach n’a pas hésité à décrire cette expérience dans sa chronique dans le média alémanique «Watson». Dans un premier temps, il a effectué cette attente angoissante dans sa chambre d’hôtel à Saint-Gall, avant que soit organisé un transport pour le ramener chez lui, à Dortmund.

En arrivant à la maison, alors que sa famille est restée en Suisse, le défenseur a commencé à douter. Malgré son hygiène de vie irréprochable et sa bonne santé, impossible de rester complètement serein. «J’avais une sensation de malaise. Mais j’ai eu de la chance et je n’avais aucun symptôme à part un léger mal de tête, souligne-t-il. Je n’étais pas à 100% pendant trois ou quatre jours.»

«J’avais une sensation de malaise»

Manuel Akanji

Après avoir apprivoisé la situation est venu pour lui le moment de trouver des occupations. Isolé dans son logement, il a fallu s’adapter, installer de nouvelles habitudes. «J’étais assis seul dans notre appartement à Dortmund et je me demandais comment je passerais le temps pendant les deux prochaines semaines. C’était étrange, surtout au début, car la routine quotidienne habituelle manquait tout simplement.» Il a donc fallu trouver des occupations, comme dormir, regarder une série ou encore jouer aux jeux vidéo.

Mais cette mise à l’arrêt a aussi eu du bon! «J’avais aussi beaucoup de temps pour parler au téléphone à mes amis et à ma famille. C’était vraiment sympa, car sinon je suis très souvent sur la route, c’est toujours un peu court», admet le joueur du BVB. Malgré cela, il est conscient que son expérience a sûrement été plus facile que pour la plupart des gens, notamment grâce à un cuisinier qui livrait ses plats devant la porte. Son club lui a aussi fourni du matériel pour se maintenir en forme, ainsi qu’un suivi régulier. «Tout le monde n’a pas ces privilèges», écrit-il humblement.

«Tout le monde n’a pas ces privilèges»

Manuel Akanji

Après une série de tests pour s’assurer qu’il est opérationnel à 100%, le joueur a pu reprendre la direction des terrains d’entraînement. «Bien sûr, les deux dernières semaines n’ont pas toujours été faciles pour moi. Cependant, j’ai pu passer le temps, j’avais beaucoup de gens qui s’occupaient de moi de loin et j’ai eu l’opportunité de faire du sport à la maison. (…) Maintenant, je suis surtout heureux que ma famille soit enfin avec moi», lâche le joueur libéré.

Il ne lui restait qu’une chose à faire après ce passage à vide forcé, se remettre d’aplomb pour participer samedi au derby de la Ruhr, contre Schalke. Il a plutôt bien réussi, puisqu’il a ouvert la marque pour Dortmund pour une victoire 3-0.

(Sport-Center)

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22 commentaires
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Et moi alors

26.10.2020 à 10:03

Et l'article sur ma quarantaine il est où ?

la bûche

26.10.2020 à 08:50

On lui pose des questions il répond , il ne se plaint pas il dit même qu' il est privilégié par rapport à d autres et certains lui tombent quand même dessus c est fou ça

Rire un peu

26.10.2020 à 08:03

Une semaine sans sortir de leur domaine de 3 hectares. Comment faire ? 🤣