Actualisé 08.10.2012 à 07:52

Cellule terroristeManuel Valls: «Il y aura d'autres arrestations»

Le ministre français de l'Intérieur a indiqué lundi matin qu'il y aurait «sans doute, peut-être» d'autres interpellations après le démantèlement d'un groupe islamiste radical, ce week-end.

La France compte plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'islamistes radicaux capables de passer à l'action comme le groupe démantelé samedi, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Il y aura «sans doute, peut- être» d'autres interpellations.

Onze personnes, dont près de la moitié ont été interpellées à Cannes, restaient en garde à vue lundi matin deux jours après un vaste coup de filet dans la mouvance islamiste radicale. Le leader présumé du groupe a été tué lors de son interpellation.

M. Valls a salué le «travail tout à fait exceptionnel» de la police sur «un groupe, une cellule, un réseau dangereux qu'il fallait neutraliser». Ce groupe «est passé à l'acte» le 19 septembre lors de l'attentat contre un commerce cacher de Sarcelles, près de Paris, a-t-il ajouté.

«Menace très sérieuse»

«Nous devons considérer cette menace comme très sérieuse et il faut s'y attaquer», a dit Manuel Valls sur RTL, soulignant que c'était la deuxième fois que de jeunes Français étaient impliqués dans des actions armées en France, après l'affaire Merah.

Il a laissé entendre qu'il y aurait d'autres arrestations dans le démantèlement de cette présumée cellule. «Il faut pousser les investigations, en savoir plus, connaître le rôle de chacun. Il y aura sans doute, peut-être, d'autres arrestations», a-t-il dit.

«Nous savons qu'il y a plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, d'individus qui sont capables de s'organiser comme le groupe qui vient d'être démantelé», a-t-il dit.

Pour le ministre de l'Intérieur, «d'autres cibles étaient sans doute visées» et «l'enquête essaiera de le démontrer» tout en invitant à la prudence sur les résultats de celle-ci. Il s'est par ailleurs demandé si d'autres membres ne voulaient pas «aller faire le jihad dans un autre pays».

Pauvreté et radicalisation

Selon lui, «il y a un terreau qui est celui de la pauvreté, de l'absence de repères, qui peut conduire à la délinquance, au trafic, mais qui conduit aussi à l'engagement qui est celui de l'islamisme radical. On le retrouve dans un certain nombre de quartiers».

Le ministère de l'Intérieur estime que l'action préventive passe par une mobilisation de la société contre l'antisémitisme mais aussi par les prisons, où des délinquants peuvent être initiés à l'islamisme radical.

Pour les prisons, se pose le problème de la formation des aumôniers, estime-t-il. «Dans les prisons, nous avons besoin d'imams français, d'imams formés, pour que ce ne soit pas des imams autoproclamés qui aujourd'hui fassent passer cette doctrine de haine». (ats)

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