Ils ont fait la Une: Marc Rosset: «On s’est bien marré dans ce restaurant»
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Ils ont fait la UneMarc Rosset: «On s’est bien marré dans ce restaurant»

Première personnalité romande à faire la Une de notre journal, Marc Rosset revient sur ces quinze dernières années, qui ont été pour lui riches en rencontres et expériences.

par
Sophie Zuber

En 2021, 20 minutes fête ses 15 ans
Pour l’occasion, et tout au long de l’année, nous repartons à la rencontre de celles et ceux qui ont fait la Une du journal depuis le 8 mars 2006. Première personnalité à se prêter au jeu: Marc Rosset, le champion de tennis que l’on ne présente plus.

«Vous auriez pu au moins écrire restaurant en toutes lettres.» Lorsqu’il découvre la Une du journal de ce fameux jour de mars, Marc Rosset se remémore sans peine ces cinq années où il était à la tête de ce lieu qu’il qualifie d’«aventure humaine hors normes». Le champion de tennis nous raconte comment il a passé ces 15 dernières années à suivre son instinct et ses envies.

Voici à quoi ressemblait le deuxième numéro de 20 minutes, né le 8 mars 2006. 

Voici à quoi ressemblait le deuxième numéro de 20 minutes, né le 8 mars 2006.

Archives 20 minutes

Le 9 mars 2006, vous faisiez la Une de 20 minutes pour avoir ouvert un restaurant à Genève. Vous vous souvenez de cette page?
Absolument pas. Mais si on lit votre article, vous supposez qu’Ernesto Bertarelli était aussi dans le coup. Ce qui n’était pas le cas.

Combien de temps cela a-t-il duré?
Environ cinq ans. C’était une aventure humaine hors normes. On s’est bien marrés.

Qu’avez-vous vécu en quinze ans?
Je suis devenu directeur sportif du Gonet Geneva Open ATP 250 et consultant à la RTS. Ce travail, je le dois à Pierre-Alain Dupuis (ndlr: journaliste sportif), qui m’a mis le pied à l’étrier. Grâce à lui, je m’éclate dans ce job. Quand il est parti à la retraite, il y a quelques semaines, j’ai pris la parole à l’antenne pour lui dire à quel point je l’aimais et le remerciais. Je n’ai jamais été aussi stressé: parler tennis, c’est du gâteau. Mais parler de sentiments, c’est un peu plus compliqué.

Si vous deviez choisir un jour de ces quinze dernières années, ce serait lequel?
Le 23 novembre 2014, lorsque la Suisse a remporté la Coupe Davis à Lille (F). Un autre jour, très triste, m’a marqué durant ces quinze ans: celui de la mort d’un ami très proche. Il est toujours présent en moi.

Si vous pouviez passer vingt minutes avec une personne de votre choix, qui aurait ce privilège?
Vladimir Poutine. Je rêverais même de dîner avec lui. J’aimerais me faire une idée du personnage. Je me fiche de la politique: je veux plutôt comprendre ses facettes psychologiques, connaître l’humain derrière tout cela. Et je ne comprends pas cette «russophobie» ambiante. Pour ma part, j’adore ce pays. J’y vais souvent pour voir des matches de hockey et je m’y sens bien.

Si je devais choisir un sportif, ce serait Michael Jordan, je suis un fan absolu. Devant lui, je retrouverais mes émois de gamin devant son idole.

Et si vous deviez passer quinze ans avec quelqu’un, qui choisiriez-vous?
Personne. Je ne pense pas que quelqu’un pourrait me surprendre et me nourrir quotidiennement durant tant d’années. J’ai trop soif de découvrir de nouvelles personnalités. Les relations humaines me passionnent au point qu’il m’est impossible d’en choisir une.

Et Roger Federer, vous en êtes fan?
Je l’ai connu lorsqu’il avait 14 ans. Je l’ai vu grandir et il est devenu mon ami. Je vois sa carrière exceptionnelle d’un autre œil, forcément. Tout ce qui m’importe, c’est de savoir s’il est heureux.

Comment vivez-vous ces temps troublés par la crise sanitaire?
J’ai plutôt bien vécu le premier semi-confinement, sans oublier le fait, bien évidemment, que la situation était dramatique. Désormais, et même si ce n’est de la faute de personne, cela me tape sur les nerfs. Mais je n’ai pas le droit de me plaindre à titre personnel. Je pense surtout à toutes ces personnes qui souffrent, qui sont malades et ceux qui font face à de graves soucis économiques. J’ai espoir qu’on en sortira bientôt.

Vous ne voulez pas nous faire un petit cadeau, pour nos 15 ans?
Un cadeau? OK… Je peux vous annoncer que je vais faire un come-back sur le circuit pour le tournoi de Genève. Mais seulement si le physique suit! (rire)

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