Actualisé 11.07.2019 à 11:26

Marseille

«Marche pacifiste» de «gilets jaunes» vers Paris

Des participants au mouvement social vont partir du sud-est de la France le 16 février pour converger avec des cortèges d'autres régions vers la capitale le 17 mars.

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Plusieurs centaines de «gilets jaunes» ont défilé samedi dans plusieurs villes de France, alors que le mouvement fêtera bientôt une année d'existence. (Samedi 2 novembre 2019)

Plusieurs centaines de «gilets jaunes» ont défilé samedi dans plusieurs villes de France, alors que le mouvement fêtera bientôt une année d'existence. (Samedi 2 novembre 2019)

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Près de six mille «gilets jaunes», selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé en France samedi lors de l'acte 33, qui marque un nouveau recul de la mobilisation. (Samedi 29 juin 2019)

Près de six mille «gilets jaunes», selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé en France samedi lors de l'acte 33, qui marque un nouveau recul de la mobilisation. (Samedi 29 juin 2019)

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Réunis ce week-end en Saône-et-Loire, quelque 600 «gilets jaunes» de toute la France se retrouvaient pour évoquer la suite du mouvement avant les vacances d'été. (Samedi 29 juin 2019)

Réunis ce week-end en Saône-et-Loire, quelque 600 «gilets jaunes» de toute la France se retrouvaient pour évoquer la suite du mouvement avant les vacances d'été. (Samedi 29 juin 2019)

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Des «gilets jaunes» du sud-est de la France ont annoncé vendredi qu'ils allaient s'élancer dans «une marche pacifiste» jusqu'à Paris où ils espèrent être rejoints par des cortèges d'autres régions pour réclamer un référendum d'initiative citoyenne «sans restriction».

Le premier départ sera donné dimanche du Boulou, à la frontière avec l'Espagne, par cinq à six participants au mouvement social des «gilets jaunes» et un deuxième, d'une dizaine de personnes, s'élancera le 16 février de Marseille. Les deux groupes ont prévu de converger pour arriver ensemble à Paris le 17 mars.

«Nous sommes en contact avec d'autres colonnes de gilets jaunes partant de Bretagne, de Dunkerque (nord), Bordeaux (sud-ouest) ou encore de Strasbourg (est) afin qu'ils nous rejoignent à la capitale», a assuré Sarah, «gilet jaune» du Gard, dans le sud. «Nous voulons un RIC sans restriction. Nous nous battons pour une justice fiscale et sociale, l'écologie et apporter notre soutien aux manifestants victimes de violences policières et de décisions de justice abusives», a expliqué la jeune femme, travailleuse saisonnière.

Depuis le début du mouvement mi-novembre, les manifestations du samedi ont été émaillées de violences et d'une riposte de la police parfois disproportionnée. Avec des étapes de 25 à 35 km, «les marcheurs» qui seront hébergés et nourris sur leur parcours par d'autres gilets jaunes disent également vouloir défendre l'environnement. «Macron n'a rien fait pour l'écologie et a déçu tout le monde», a dénoncé Michaël, rappelant la phrase prononcée par le président de la République: «Make the planet great again». (nxp/afp)

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Rassemblement à San Remo

Une vingtaine de «gilets jaunes» français et italiens, dont un des leaders du mouvement en France, Maxime Nicolle, se sont rassemblés vendredi à San Remo, pour «discuter» et militer pour «l'Europe des peuples», a constaté l'AFP. «On a improvisé ce rassemblement pour rencontrer des gilets jaunes italiens. Eux, ils ont le Mouvement 5 étoiles et ce qu'ils m'expliquent, c'est qu'il était censé être anticapitaliste, et ça ne se passe pas comme prévu», a déclaré par téléphone à l'AFP Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», trois jours après la rencontre entre le vice-Premier ministre italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio et quelques «gilets jaunes» en France, à l'origine d'une crise politique et diplomatique entre les deux pays.

Evoquant cette rencontre, M. Nicolle a laissé entendre qu'il ne la cautionnait pas : «On n'a pas de leader, on est apolitique». L'objectif de ce rassemblement, organisé à proximité du palais où se déroule le festival de la chanson de San Remo «c'est (de) discuter, pas (de) bloquer. Pour montrer qu'Italiens et Français s'entendent», a-t-il poursuivi : «Les problèmes politiques sont de nature politique alors que les relations entre Italiens et Français, ça va très très bien», a-t-il dit.

(NewsXpress)
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