Ski alpin: Marco Odermatt est soulagé d’avoir pu rester sur ses skis

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Ski alpinMarco Odermatt est soulagé d’avoir pu rester sur ses skis

Le Nidwaldien a parfaitement lancé son hiver 2022-2023 en remportant le géant d’ouverture de Sölden. Le Suisse a quand même vécu quelques frissons sur le deuxième tracé.

par
Sylvain Bolt
(Sölden)
Marco Odermatt a remporté avec aisance le géant d’ouverture de Sölden.

Marco Odermatt a remporté avec aisance le géant d’ouverture de Sölden.

AFP

Marco Odermatt, vous gagnez avec de la marge ce géant de Sölden. Que retenez-vous?

C’était une très belle course! Pourtant, c’était très difficile à skier avec cette neige en deuxième manche. C’est un début de saison parfait. J’ai attaqué et j’ai fait des fautes. Il y a eu quelques portes très compliquées. Je suis soulagé d’avoir pu rester sur mes skis. Je dois regarder ma faute, je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé.

On dit que les victoires les plus prestigieuses sont celles obtenues à Adelboden, Wengen ou Kitzbühel en Coupe du monde. Mais à Sölden n’est-ce pas la plus importante parce que ça lance la saison?

Je ne dirai pas la plus importante, le mot est trop fort. Mais c’est un succès important pour lancer la saison et dans l’optique d’aller gagner les autres classiques de l’hiver.

Vous aviez une préparation différente, car vous avez préparé la vitesse. Contrairement aux purs spécialistes comme les Norvégiens Braathen ou McGrath. Et pourtant vous êtes largement devant eux…

Ils étaient rapides en première manche. Atle (McGrath) était même le plus rapide sur le bas. Ils sont bien présents, ce seront de sérieux adversaires cette saison.

Marco Odermatt commence aussi fort que sa saison passée.

Marco Odermatt commence aussi fort que sa saison passée.

AFP



Qu’est-ce qui est spécial aujourd’hui avec cette victoire?

Il y a deux choses. D’abord, c’est toujours spécial de gagner la première course, parce qu’on ne sait jamais ce qui s’est passé pendant l’été. On ne sait pas si, d’un coup, une nation a trouvé une recette spéciale en technique et a gagné une seconde. Ensuite il y a eu la mort tragique, samedi, de Dietrich Mateschitz (ndlr: le fondateur de Red Bull, son sponsor principal). Donc c’est spécial pour un athlète de la marque, et on voulait mettre les gaz.

À quoi va ressembler votre programme, désormais?

On pensait pouvoir découvrir l’épreuve de Zermatt, même si l’on imaginait bien que ce serait difficile de faire une course là-bas, mais c’est comme ça. Je vais me concentrer sur la vitesse. Je vais d’abord faire une pause, puis un entraînement physique. Je mettrai les skis deux ou trois jours avant de m’envoler pour les États-Unis.



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