Mardi sera la journée contre les mutilations génitales
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Mardi sera la journée contre les mutilations génitales

Il faut adopter des lois et changer les mentalités pour combattre les mutilations génitales féminines.

Le président de l'Union interparlementaire (UIP) a lancé lundi cet appel à la veille de la Journée mondiale contre les mutilations génitales.

«Des lois ne doivent pas seulement être adoptées mais aussi être mises en oeuvre dans tous les pays concernés», a déclaré le président de l'UIP Pier Ferdinando Casini.

L'UIP indique que plusieurs pays ont adopté des lois ces dernières années concernant les mutilations génitales féminines. D'autres ont eu recours aux tribunaux pour faire respecter les lois en vigueur.

«Mais réprimer ne suffit pas. Il est important de changer les mentalités et de travailler pour le développement», a affirmé le président de l'UIP.

Selon l'UNICEF, une fillette ou une jeune femme est, en moyenne, mutilée sexuellement toutes les 15 secondes, dans d'atroces souffrances. Chaque année, encore trois millions de jeunes filles dans 28 pays du continent africain sont soumises à la pratique de l'excision.

Plus de 100 millions de femmes et de fillettes ont été victimes de l'excision, de l'infibulation ou d'une autre forme de mutilation génitale, non seulement en Afrique mais aussi dans les pays qui accueillent des migrants africains.

Fatwa importante

Selon le président de l'UIP, l'avis (fatwa) rendu en novembre 2006 par l'Université Al-Azhar au Caire, la plus haute autorité religieuse du monde islamique, est un pas important dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Pour Gamal Serour, Directeur du Centre islamique pour la recherche et les études sur la population de l'Université Al-Azhar, les mutilations génitales féminines n'ont aucune base religieuse, que ce soit dans le Coran ou dans les Hadiths authentiques, les citations attribuées au Prophète Mahomet.

La science a démontré que ces mutilations nuisent à la santé des enfants et diminuent la qualité de leur vie. Elles sont dès lors interdites et ne devraient être pratiquées ni par des praticiens traditionnels ni par le corps médical, selon cet avis.

(ats)

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