Espagne: Marée humaine pour l'autonomie catalane
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EspagneMarée humaine pour l'autonomie catalane

Une marée humaine a défilé, samedi en fin d'après-midi dans les rues de Barcelone, pour défendre le statut d'autonomie élargie de la Catalogne.

Plus d'un million de manifestants ont défilé pour la «Nation» catalane.

Plus d'un million de manifestants ont défilé pour la «Nation» catalane.

Le nombre des participants à ce rassemblement aux forts accents indépendantistes, a été estimé à 1,1 million par la police municipale. Le cortège était précédé d'un immense drapeau catalan, accompagné du slogan «nous sommes une nation, nous décidons nous- même» tandis que des milliers de bannières catalanes rouges et jaunes étaient visibles parmi la foule.

«Cette manifestation est le commencement de l'indépendance que nous voulons pour notre pays», la Catalogne, commentait dans la foule Jordi, étudiant.

Le rassemblement, organisé par Omnium Cultural, association pour la promotion de la langue et de l'identité catalane, proche des indépendantistes, a reçu le soutien des principaux partis de la région, à l'exception des conservateurs du Parti populaire (PP).

La grande coalition nationaliste de centre-droit CiU, les indépendantistes de gauche d'ERC et la branche catalane du Parti socialiste (PSOE) au pouvoir à Madrid, avaient appelé à se joindre à cette protestation, non sans arrière pensée électorale avant le renouvellement du parlement régional à l'automne. Le président socialiste du gouvernement régional José Montilla étaient présents dans le défilé.

Statut d'autonomie gommé

Cette démonstration de force intervient quelques heures après la confirmation par le Tribunal constitutionnel espagnol de l'arrêt, rendu fin juin, dans lequel il gomme des aspects importants du nouveau statut d'autonomie, adopté en 2006 à l'issue d'un compromis entre PSOE et CiU.

La haute juridiction a estimé dans le détail de son arrêt, publié vendredi, que le terme de «nation» définissant la Catalogne dans le statut, n'avait pas de valeur juridique car «la constitution ne connaît qu'une nation, l'Espagne».

Elle a rejeté le caractère «préférentiel» de la langue catalane sur l'espagnol et écarté l'émergence d'une autorité de tutelle régionale pour la justice, réaffirmant l'unicité de l'autorité nationale, le Conseil général du pouvoir judiciaire. (ats)

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