Valais: Mari condamné après avoir battu et enfermé sa femme
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ValaisMari condamné après avoir battu et enfermé sa femme

Un homme a fait subir l'enfer à son épouse. Il la séquestrait, la frappait, l'insultait et la menaçait. Elle a fini par fuir et a déposé plainte.

par
Christian Humbert
L'homme quittait le logement avec l'unique clé, enfermant son épouse et leur fille à l'intérieur.

L'homme quittait le logement avec l'unique clé, enfermant son épouse et leur fille à l'intérieur.

Keystone/Image prétexte

Nabil* n'a manifesté aucun respect pour sa femme, qu'il a séquestrée des semaines durant avec leur fille. «Tu n'as pas à sortir non accompagnée», clamait-il. Et comme si cela ne suffisait pas, il la frappait, l'insultait et la menaçait pour qu'elle ne raconte rien aux rares personnes qu'elle rencontrait.

C'est en 2016 que ce Suisse d'origine tunisienne s'est marié à Tunis. Son épouse l'a rejoint l'année suivante, avec leur fille née dans l'intervalle. La famille s'est d'abord installée à Martigny (VS), chez la mère de Nabil. C'est là que cet aide-cuisinier de 27 ans a commencé à séquestrer sa femme, quittant le logement avec l'unique clé. Et les faits ont continué quand le couple et leur fille ont emménagé dans le Chablais vaudois.

Un jour, alors que la Tunisienne avait été exceptionnellement autorisée à aller se promener avec la soeur de Nabil, elle aussi domiciliée en Suisse, son mari l'a menacée. «Ne lui raconte rien de nos problèmes» a-t-il ordonné, promettant sinon de s'en prendre à leur enfant, «qu'elle ne reverrait jamais».

«Si je te tue, personne ne le saura»

La victime a finalement eu le courage de fuir et a porté plainte, ce qui n'a pas calmé Nabil. Les insultes et les menaces n'ont pas cessé – «Pute, si je te tue ici, personne ne le saura.» – et l'aide-cuisinier a même foncé en voiture sur sa propre soeur, qui accompagnait son épouse. Il s'est heureusement arrêté à deux mètres d'elles.

Le mari vient d'être condamné par ordonnance pénale à 6 mois de prison avec sursis et à 1000 francs d'amende pour séquestration, voies de fait qualifiées, lésions corporelles, injures et menaces.

*prénom d'emprunt

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