Maria Rita: Maria Rita redonne des nouvelles couleurs à la nuit brésilienne
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Maria RitaMaria Rita redonne des nouvelles couleurs à la nuit brésilienne

Salle comble pour Maria Rita. Digne héritière de sa mère Elis Regina, la chanteuse brésilienne a soulevé l'enthousiasme de l'auditorium Stravinski. Et un hommage mérité de Claude Nobs.

«C'était un concert de femme. A hauteur de cœur», confie, très émue, Réjane. La performance de Maria Rita vient à peine de se terminer. La jeune fan a encore les yeux emplis de larmes. Comme cette trentenaire de Recife, les spectateurs sont nombreux vendredi soir à goûter toutes sortes d'émotions. «C'était extraordinaire!» commente, ravie, Virginie. Cette jeune Lausannoise ne connaissait rien à la musique intimiste, oscillant entre jazz, latin blues et rythmes populaires de la star brésilienne. «Je m'attendais aux clichés du style fête-samba-paillettes. J'ai donc été surprise par la finesse musicale de l'artiste», ajoute-t-elle enthousiaste. «Elle est si belle. Quel charisme. On la suivrait au bout du monde», surenchérit Patrick. Visiblement sous le charme, ce quadra Genevois précise encore sa pensée. «Sa voix est douloureuse et délicate à la fois. Difficile de résister. Il faut juste arrêter de la comparer à celle de sa mère. «Maria Rita appartient à la nouvelle génération», confirme sa femme Claudia. Pourtant, en venant chanter à Montreux, la jeune Paulista née en 1977 acceptait de marcher sur les traces profondes laissées par sa mère. Claude Nobs en personne rappelait que la pasionaria des années 60 ensorcelait Montreux en 1979. Vingt-sept ans après, l'hommage du directeur et fondateur a été chaleureusement applaudi. Tout comme la prestation d'une artiste que plus personne ne voulait quitter.

Giancarlo Mariani

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