Présidentielle: Marine Le Pen accusée de choisir ses médias
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PrésidentielleMarine Le Pen accusée de choisir ses médias

Les sociétés de journalistes de 28 médias dénoncent «une entrave à la liberté» d'informer. Une pétition a été signée.

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Le nouveau président sera vite confronté à un défi majeur: sceller une majorité claire aux législatives des 11 et 18 juin. (Lundi 8 mai 2017)

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AFP
Des manifestations anti-Macron ont eu lieu à Paris lundi, à l'appel du collectif «Front social» et des syndicats. (Lundi 8 mai 2017)

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AFP
François Hollande et Emmanuel Macron déposent une gerbe ensemble sous l'Arc de Triomphe pour ouvrir les commémorations du 8 mai 1945. (lundi 8 mai 2017)

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AFP

Les sociétés de journalistes de près d'une trentaine de médias, dont l'AFP, ont signé une pétition qui proteste contre la décision du Front national de «choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen». Elles dénoncent «une entrave à la liberté» d'informer.

Ce texte a été signé par les sociétés de journalistes de l'AFP, Alternatives Economiques, BFMTV, Capa, Les Echos, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L'Humanité, Libération, Journal du Dimanche, M6, Médiapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes, Quotidien, RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1 , ainsi que les élus du SNJ-CGT et de la CFDT du conseil de rédaction de La Voix du Nord.

«A l'occasion de la campagne pour le second tour de l'élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l'écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national», indique le texte.

Nombreux médias victimes

«Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal), l'AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment, ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s'agit donc en rien d'un recours à la pratique du 'pool' de journalistes où les informations et images sont partagées», estiment les signataires.

«Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d'informer», poursuit ce texte, en relevant qu'il «n'appartient pas à une formation politique, quelle qu'elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société».

Cette pétition intervient après une série de cas où des journalistes s'étaient vu interdire l'accès à des événements où se rendait la cheffe de l'extrême droite. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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