JO 2016 - Gymnastique: Marisa Dick, la postérité malgré les grivoiseries

Actualisé

JO 2016 - GymnastiqueMarisa Dick, la postérité malgré les grivoiseries

En 2015, la Trinitéenne a fait le buzz en donnant son nom à une figure. Surtout car celle-ci signifie «pénis» en anglais.

par
Patrick Oberli
Rio
Son patronyme pourrait devenir célèbre, mais plus par esprit coquin que par fascination sportive.

Son patronyme pourrait devenir célèbre, mais plus par esprit coquin que par fascination sportive.

photo: AFP/Emmanuel Dunand

Pour un ou une gymnaste, il y deux moyens de passer à la postérité: accumuler les titres ou inventer une figure. Le premier permet de gagner correctement sa vie, alors que le second chemin est avant tout honorifique. Du moins pour la majorité des athlètes.

Sauf peut-être pour Marisa Dick, gymnaste née au Canada qui porte les couleurs de Trinité-et-Tobago. En 2015, aux Championnats du monde, la jeune femme déposait une figure originale: une entrée avec réception en grand écart sur la poutre. Jusque-là rien de particulier.

Le problème est venu de son patronyme. Car si en français, «Dick» est inoffensif, en anglais, cela peut mettre mal à l'aise, le mot signifiant «pénis». Depuis, question plaisanteries grivoises, Marisa a tout entendu à propos du «dick move». «Surtout parce que c'est à la poutre et que j'atterris sur l'entrejambe», se désole-t-elle. De quoi mettre mal à l'aise plus d'un puritain qui étalerait sa science sportive dans un salon.

Mais pas Marisa Dick, bien au contraire. Fière d'appartenir à l'histoire de la gymnastique, elle compte même faire coup double à Rio. Elle a, en effet, déposé une seconde figure auprès de l'instance internationale. Le «Dick II», de difficulté moyenne, apparaît dans la liste d'une douzaine de nouvelles figures féminines potentiellement annoncées dans la Rio Arena.

Ton opinion