Cyclisme - Mark Cavendish égale Eddy Merckx
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CyclismeMark Cavendish égale Eddy Merckx

Avec 34 étapes du Tour de France à son actif, le Britannique fait aussi bien que la légende belge. Le coureur de la Deceuninck-Quick s’est imposé vendredi à Carcassonne… au sprint.

Les coureurs de Deceuninck-Quickstep ont parfaitement maîtrisé le sprint lors de l’arrivée à Carcassonne vendredi: Cavendish fait un et Morkov termine deuxième.

Les coureurs de Deceuninck-Quickstep ont parfaitement maîtrisé le sprint lors de l’arrivée à Carcassonne vendredi: Cavendish fait un et Morkov termine deuxième.

AFP

Le Britannique Mark Cavendish a gagné la 13e étape du Tour de France, vendredi à Carcassonne, et égalé le record des 34 succès sur la Grande Boucle du légendaire Eddy Merckx. Le Slovène Tadej Pogacar (UAE) a gardé le maillot jaune après cette étape de transition dans le Languedoc.

Cavendish, porteur du maillot vert du classement par points, s’est imposé pour la quatrième fois depuis le départ de Brest, treize ans après ses premières victoires dans le Tour.

A Carcassonne, le natif de l’île de Man a devancé... son coéquipier, le Danois Michael Morkov, qui n’a pas semblé forcer jusqu’à la ligne. Le Belge Jasper Philipsen a pris la troisième place.

Le come-back d’un quasi-chômeur

Quasi-chômeur à la fin de l’année dernière, Cavendish (36 ans) est revenu au premier plan cette saison en retrouvant l’équipe dirigée par Patrick Lefevere. Il a renoué avec le succès au Tour de Turquie et a été titularisé tardivement pour le Tour, en remplacement du maillot vert 2020, l’Irlandais Sam Bennett.

A l’inverse de Merckx, le champion toutes catégories du cyclisme qui a gagné sur tous les terrains dans le Tour entre 1969 et 1975, Cavendish a obtenu ses 34 victoires au sprint, son domaine de prédilection.

Dans l’étape de quelque 220 kilomètres reliant Nîmes à Carcassonne, le Britannique a bénéficié du travail de son équipe qui a contrôlé la course. La formation belge a verrouillé le peloton d’abord derrière trois coureurs, le Français Pierre Latour, l’Israëlien Omer Goldstein et l’Américain Sean Bennett, puis dans le final.

Aucun échappé n’a résisté

La Deceuninck, aidée à l’occasion par l’équipe Alpecin du Belge Jasper Philipsen, a laissé le trio s’échapper dès le 27e kilomètre à moins de cinq minutes. Sans prendre le moindre risque puisqu’elle s’est rapprochée à 2 minutes à 100 kilomètres de l’arrivée. Goldstein et Latour, les derniers à tenir bon, ont été repris à l’approche des 50 derniers kilomètres peu après une chute massive qui a jeté à terre une bonne vingtaine de coureurs et provoqué trois abandons (Roger Kluge, Simon Yates, Lucas Hamilton).

A l’approche du final, Quentin Pacher a tenté sa chance en solitaire, aux 45 kilomètres. Le Français a résisté jusqu’aux 19 kilomètres.

Cavendish a signé la 155e victoire de sa carrière, sa 52e dans les grands tours puisqu’il s’est imposé aussi 15 fois dans le Giro et 3 fois à la Vuelta.

Le record des victoires d’étapes dans un grand tour est toutefois détenu par l’Italien Mario Cipollini, vainqueur à 42 reprises dans le Giro entre 1989 et 2003.

Samedi, la 14e étape s’adresse aux baroudeurs entre Carcassonne et Quillan, dans la haute vallée de l’Aude. Le parcours de 183,7 kilomètres comporte cinq côtes ou cols dans les contreforts des Pyrénées.

Plus de peur que de mal pour Küng

Une chute collective s’est produite à 65 km de l’arrivée. Stefan Küng, au pied du podium la veille à Nïmes, s’est retrouvé à terre. Le Thurgovien a pu se relever sans mal, mais a continué à jouer de malchance dans cette fin d’étape puisqu’il a été victime d’une crevaison à 13 km du but.
D’autres coureurs ont été moins chanceux. Simon Yates, gagnant du Tour d’Espagne en 2018, Lucas Hamilton et Roger Kluge ont été contraints à l’abandon.

(AFP)

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