Genève: «Mark Muller a déterré la hache de guerre!»
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Genève«Mark Muller a déterré la hache de guerre!»

Les avocats du barman du MàD annoncent vouloir poursuivre juridiquement l'édile. Ce dernier a rendu public un document qu'ils considèrent comme confidentiel.

par
Raphaël Leroy
Me Roland Burkhard et Me Philippe Juvet, avocats du barman.

Me Roland Burkhard et Me Philippe Juvet, avocats du barman.

On croyait le volet judiciaire de l'affaire Muller clos. Or il n'en est rien. Mardi soir, les avocats du barman du Moulin à Danses (MàD) agressé par le conseiller d'Etat la nuit du réveillon ont exprimé le vœu de donner «des suites juridiques» aux derniers agissements de l'édile.

Une lettre au centre du litige

Ce dernier a envoyé mardi soir à différents médias, dont «20 minutes», une lettre signée de Me Philippe Juvet, conseil de l'employé du MàD. Celle-ci devait corroborer la version avancée par Mark Muller devant le comité directeur du PLR mardi matin, où il a indiqué ne pas pouvoir révéler le montant versé au barman à titre de dédommagement.

Cette missive, datée du 10 février, rappelle au magistrat son devoir de confidentialité concernant les termes de l'accord passé avec le barman. «A défaut, notre mandant réclamera l'exécution de l'art. 6 de la convention», écrit Me Juvet. Un article qui indique que la confidentialité s'applique à l'ensemble de l'accord et pas seulement sur le montant de l'indemnité.

Une violation de la clause de confidentialité

Pour les conseils de l'employé du MàD, c'en est trop. Dans un mail que nous avons reçu tard mardi soir, ils considèrent que «la divulgation de ce document par M. Muller à la presse constitue d'ores et déjà une violation de la clause de confidentialité, puisque cette lettre fait expressément mention d'une partie du contenu de la convention, laquelle devait être tenue secrète.»

Avant d'ajouter: «Il est évident que cette affaire n'en restera pas là et que des suites juridiques seront données à cette violation qui met sans conteste un terme à la paix voulue par M. Muller.»

Me Reymond: «No comment!»

Alors que le magistrat libéral est entendu mercredi matin par le Conseil d'Etat au sujet des indemnités versées au barman, son avocat, Me Alec Reymond, se refuse à faire le moindre commentaire sur ce énième rebondissement.

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