Genève: Mark Muller accusé de coups et blessures
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GenèveMark Muller accusé de coups et blessures

Le conseiller d'Etat genevois Mark Muller en est venu aux mains avec l'employé d'un dancing la nuit du réveillon. Des plaintes pénales ont été déposées de part et d'autre.

par
Raphaël Leroy
Mark Muller a récemment été éclaboussé par une affaire liée à son loyer.

Mark Muller a récemment été éclaboussé par une affaire liée à son loyer.

Le «chaos». Jamais une soirée de boite de nuit n'aura aussi bien porté son nom. Samedi 31 décembre au soir, Mark Muller se rend dans un célèbre club genevois pour y fêter le réveillon. Quelque peu aviné, le conseiller d'Etat est surpris par un barman, sortant des toilettes du personnel accompagné d'une employée du dancing et accessoirement membre active au parti socialiste.

Une altercation verbale musclée s'ensuit. Des noms d'oiseaux fusent. Ne connaissant pas l'élu, l'employé de bar pense en avoir fini avec ce différend. Il a tort.

Une bagarre

Selon sa version, le barman prend sa pause cigarette vers 5h30 du matin dans une zone à l'extérieur de la boite de nuit. A ce moment précis, un individu le surprend par derrière. Il le saisit à la gorge en le tirant vers l'arrière, avant de le projeter contre une barrière de sécurité. Suffoquant, le barman tombe à terre avec son agresseur. Le service de sécurité intervient et expulse l'assaillant qui n'est autre que... Mark Muller.

Une version que conteste l'intéressé. «Mon amie avec qui j'étais derrière le bar m'a indiqué avoir été frappée et insultée par cet individu, explique le magistrat libéral. Je lui ai alors demandé des comptes. Il s'est retourné et on s'est empoignés. J'ai reçu plusieurs coups.»

De multiples contusions

Choqué, l'employé de bar arrête son travail et se rend à une permanence pour faire constater son état. Résultat: il souffre de contusions au cou et au poignet et part en arrêt maladie pendant une semaine.

Le lendemain, le barman reçoit un SMS de l'employée du dancing lui demandant de rester discret sur cette affaire. Mais contre vents et marées, il décide de passer à l'action.

Des plaintes pénales

Le 6 janvier, il dépose une plainte pénale contre l'édile. Détail piquant, c'est une ex-compagne du conseiller d'Etat qui reçoit la plainte en tant que procureur, avant de se dessaisir du dossier. L'amie du magistrat, elle, a démissionné la même semaine.

De son côté, Mark Muller a également porté plainte pour voie de faits et injures. Il nous révèle d'ailleurs que ce n'est pas la première fois qu'il reçoit des insultes lors de soirées. «J'ai été expulsé de l'Usine, il y a environ un an, déclare-t-il. Apparemment, je ne suis pas le bienvenu dans certains milieux.»

Au Ministère public, on confirme la plainte contre le conseiller d'Etat. «Le plaignant affirme avoir été agressé par Mark Muller, indique Sophie Bernard, chargée de communication. Le procureur général a ordonné l'ouverture d'une enquête qui sera menée par l'Inspection générale des services.»

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