Le notable et ses mensonges : Mark Muller aurait versé une grosse somme
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Le notable et ses mensonges Mark Muller aurait versé une grosse somme

Le conseiller d'Etat PLR aurait payé 50'000 francs au barman agressé le soir du réveillon, selon le président du MCG, citant une source proche du dossier.

par
Raphaël Leroy / Didier Tischler
Le libéral-radical avait attaqué un barman le soir du réveillon.

Le libéral-radical avait attaqué un barman le soir du réveillon.

L'information est relatée par divers médias jeudi matin. Contacté par téléphone, Eric Stauffer nous précise: «Le chiffre qui m'a été donné est de source sûre. Si ce montant est faux, que Mark Muller prouve le contraire.» Ce paiement ferait partie de l'accord trouvé entre le conseiller d'Etat PLR et le barman agressé.

Bisbille au sein du parti

La direction du PLR est plus que jamais critiquée en interne pour sa gestion de l'affaire du Moulin à Danses.

«Ce qui est déterminant, c'est de savoir si Mark Muller nous a dit la vérité.» Telle était la position de la présidence du PLR au matin du 17 janvier. Ce jour-là, le conseiller d'Etat avait défendu sa thèse de «l'empoignade virile» devant le comité directeur du PLR. Or, dans l'accord obtenu hier (lire encadré), le magistrat avoue «avoir brusquement et unilatéralement fondu sur le barman du Moulin à Danses».

Si les Verts, le PS et l'UDC parlent d'un «mensonge» et que certains appellent à la démission de l'édile, c'est aussi le cas chez les libéraux-radicaux. «La version servie jusqu'ici est clairement démentie. Sa crédibilité politique est désormais inexistante», dénonce le maire PLR de Veyrier, Thomas Barth. «J'ai le sentiment que la vérité n'a pas été dite depuis le départ», assure la députée et magistrate à Chêne-Bourg, Beatriz de Candolle.

La direction du PLR maintient pourtant son soutien à Mark Muller, en n'hésitant pas à impliquer la base sans la consulter. «Il conserve toute la confiance de son parti et de ses militants», a indiqué le président Alain-Dominique Mauris dans un communiqué. Résultat: dans un e-mail, un ancien président PLR du Grand Conseil n'hésite pas à évoquer «l'incapacité de la présidence à communiquer sérieusement sur une situation qui est objectivement désastreuse», représentant «un souci complémentaire dans une situation déjà assez catastrophique». Autre conséquence: beaucoup d'élus avaient décidé de bouder les assises du parti hier.

Le conseiller d’Etat reconnaît le statut de victime du barman

Un accord a été trouvé hier entre les avocats de Mark Muller et ceux du barman du dancing. L’élu a reconnu le statut de victime de l’employé et lui a présenté ses excuses. Les plaintes déposées ont été retirées et le procureur général a classé l’affaire. Le barman a reçu une réparation dont le montant reste secret. Jusqu’à présent, le magistrat défendait la thèse d’une empoignade virile entre les deux. Des informations qui se sont révélées fausses, précise le communiqué.

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