Art suisse: Markus Raetz expose au Grand Palais à Paris

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Art suisseMarkus Raetz expose au Grand Palais à Paris

Une quinzaine de créations étonnantes de l'artiste bernois Markus Raetz côtoient des oeuvres de Dali ou Arcimboldo au Grand Palais à Paris.

L'exposition «Une image peut en cacher une autre» se visite dès mercredi et jusqu'au 6 juillet.

Chacune des 250 peintures, sculptures, cartes postales érotiques ou installations présentent au moins une double interprétation, indique une documentation de presse. Ici le visage d'une fillette se transforme en grand-mère, là le grand rocher se révèle être aussi un crâne et la scène de pêche dissimule un portrait du Christ.

Fascinés par les phénomènes optiques, les artistes s'ingénient depuis des siècles à introduire des images cachées dans leurs créations. Ils témoignent ainsi de leur invention visuelle et incitent chacun à s'interroger de façon ludique sur la perception qu'il a de la réalité.

De splendides vases en porcelaine garnis de fleurs accueillent le public. Le double jeu commence: à regarder attentivement leur découpe, deux visages apparaissent de profil. Ils sont signés de l'artiste contemporain Raoul Marek.

Homme-lièvre

Plus loin, le visiteur découvre une quinzaine de dessins et sculptures du Bernois Markus Raetz. Ils ont été réalisés depuis 1983 et proviennent de la collection de l'artiste, du Kunstmuseum de Bâle ou de collections privées.

De petites sculptures de mots en laiton se lisent «ceci» d'un côté, et «cela» dans un miroir posé à proximité. L'homme devient lièvre dans «Métamorphose II», et la bouteille devient verre dans «Gross und Klein». Dans son mouvement de rotation, la sculpture «Nach Man Ray» suggère les ondulations d'un nu immortalisé par le photographe américain.

Oeuvres énigmatiques

L'exposition réserve une place particulière à Dali. L'illustre artiste espagnol a signé des images «à figurations multiples» proposant des scénarios aussi énigmatiques qu'imprévisibles, rappelle la documentation de presse.

Les salles rassemblent des travaux Dürer, Daumier, Degas, Gauguin ou Magritte ainsi que ceux d'un autre maître du genre: Giuseppe Arcimboldo. Ce peintre italien du 16e siècle est connu pour ses portraits composés à partir de végétaux ou d'animaux.

Dans un «Saint Jérôme en pénitence», Dürer déguise en rocher un profil grimaçant pour symboliser le monde déchu. Un artiste protestant change la figure du pape en diable et le dessinateur Honoré Daumier caricature le roi Louis-Philippe en poire.

www.grandpalais.fr

(ats)

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