Grand Prix d'Italie: Marquez frôle la mort
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Grand Prix d'ItalieMarquez frôle la mort

L'Espagnol s'est fait une énorme frayeur en s'éjectant de sa moto à 280km/h alors qu'elle allait percuter un mur, lors des essais libres de MotoGP sur le circuit du Mugello.

Trois Yamaha se sont hissées aux trois premières places de la première journée d'essais libres du Grand Prix d'Italie motocycliste, vendredi sur le circuit du Mugello, tandis que la session était moins favorable à Honda, dont la nouvelle recrue, Marc Marquez, s'est sorti quasi indemne d'une chute à très grande vitesse.

«Il est tombé à 280 km/h selon nos données enregistrées», a expliqué à l'AFP un représentant du premier constructeur mondial. «Il n'a jamais perdu connaissance mais a reçu des chocs au menton, aux cervicales et à l'épaule droite et nous attendrons samedi pour savoir s'il est en état de poursuivre le week-end», a-t-il ajouté.

En bout de ligne droite, l'Espagnol a perdu l'avant de sa moto en début de freinage et a préféré sauter en marche plutôt que de se laisser entraîner vers un mur trop proche de la piste.

Muret mis en cause

«Il y a quelques années nous avons déjà fait part à la commission de sécurité de nos inquiétudes concernant l'existence de ce muret mais on nous a dit qu'on ne pouvait rien changer. Nous allons reposer la question», a déclaré Valentino Rossi, deuxième temps de la journée derrière Jorge Lorenzo.

«Il est vrai que l'adhérence de la piste n'est pas formidable mais je me suis senti bien du début à la fin de la session», a souligné Rossi, dont la Yamaha semblait en aussi bonnes dispositions que celle de Lorenzo après le week-end catastrophique du Mans.

«Ce matin, la piste était humide et les conditions mauvaises donc nous ne sommes pas sortis et avons attendu sagement la deuxième session», a expliqué Lorenzo, vainqueur des deux dernières éditions en terre toscane.

Sur cette piste piégeuse, Marquez avait été le plus rapide et Andrea Dovizioso (Ducati) avait commis une petite faute qui pourrait avoir de plus lourdes conséquences ce week-end. «J'ai du mal à lever mon menton et à reculer ma tête, ce qui n'est pas grave en soi mais me gène considérablement pour piloter une moto. Je ne peux pas regarder au loin et encore moins bouger la tête lorsque la moto est plein angle», a-t-il expliqué, navré d'être handicapé pour «son» Grand Prix à domicile.

(afp)

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