Football: Paris encore rattrapé, Marseille se relève
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FootballParis encore rattrapé, Marseille se relève

Un PSG très dissipé a concédé contre Troyes (2-2) son troisième nul d'affilée en Ligue 1. L’OM a repris la deuxième place, lors d'une 36e journée fatale aux espoirs européens de Lyon, ainsi qu'à Bordeaux, tout proche de la relégation. 

Kylian Mbappé n’a pas marqué mais il a provoqué le penalty transformé par Neymar.

Kylian Mbappé n’a pas marqué mais il a provoqué le penalty transformé par Neymar.

AFP

La tête aux vacances? Depuis qu'il est champion de France pour la dixième fois, le PSG enchaîne les nuls. Après Lens (1-1), pour le match du sacre, et Strasbourg (3-3) en Alsace, le club parisien a encore lâché du lest contre Troyes (2-2). Ce point fait en revanche un bien fou aux Troyens (15e), qui prennent six longueurs d'avance sur Saint-Étienne, le barragiste. Il reste trois matches aux Verts, deux aux Aubois, mais le promu n'a jamais été si proche du maintien.

Ike Ugbo (30e) et Florian Tardieu (49e, sur penalty) ont ramené l'ESTAC dans le match après le début pétaradant du PSG, vite devant grâce à Marquinhos (6e) et Neymar (25e s.p.), qui a inscrit son 99e but sous le maillot parisien.

Mener rapidement a comme démotivé les Parisiens, qui ont ensuite laissé l'initiative à Troyes. Une décontraction générale coupable en défense a permis à Troyes de revenir dans le match. Le côté gauche parisien, avec Nuno Mendes et Presnel Kimpembe hors du coup, a coûté les deux buts, une passe en retrait du Portugais, une faute sur Renaud Ripart pour «Presko». Devant, Kylian Mbappé a assuré le service minimum, obtenant le penalty, Neymar n'a pas joué son meilleur numéro, dribbles gratuits et carton jaune pour une bousculade avec Renaud Ripart, averti aussi (65e) alors qu'il n'avait rien fait. Et Lionel Messi, finalement titulaire après avoir été incertain pour un coup aux côtes, n'a pas eu de réussite. Il a frappé le poteau (37e), la barre (90e+1) et à côté (60e).

Ce relâchement général collait bien avec l'ambiance d'un Parc des Princes pas tout à fait rempli. Pour le PSG, ça sent les vacances.

Marseille, une victoire au goût amer

L’OM de Pape Gueye (à gauche) et Valentin Rongier (à droite) a ramené une victoire importante de Lorient.

L’OM de Pape Gueye (à gauche) et Valentin Rongier (à droite) a ramené une victoire importante de Lorient.

AFP

Marseille a récupéré la 2e place du championnat en s'imposant 3-0 face à de pâles Lorientais, mais a encore perdu des forces avant ses deux chocs finaux à Rennes et face à Strasbourg. Prudence ou réels soucis? Alors que la saison de son maître à jouer Dimitri Payet est terminée et qu'Amine Harit ainsi que Arkadiusz Milik étaient indisponibles, Cédric Bakambu, Bamba Dieng, Gerson et Duje Caleta-Car sont sortis, apparemment blessés à leur tour. Difficile dans ces conditions de savoir qui Jorge Sampaoli pourra aligner pour les deux derniers matches de la saison, capitaux dans la course à la Ligue des champions, d'autant que William Saliba, averti dimanche, sera suspendu pour la dernière journée. 

Au moins, les Marseillais se sont remonté le moral. Sèchement battus par Lyon (0-3) la semaine dernière, éliminés aux portes de la finale de Ligue Europa Conférence jeudi par le Feyenoord Rotterdam, ils en avaient besoin. Lorient, laminé par Rennes (5-0) il y a deux semaines et désormais retombé à la 17e place, à portée de main des barragistes stéphanois, faisait figure de victime idéale.

Empruntée et muette les deux derniers matches, l'attaque marseillaise a un peu tardé à trouver la faille, avant de dérouler sans trop forcer avec Dieng (37e), Matteo Guendouzi (47e) et Gerson (67e).

Pour Lyon, c'est presque cuit

Une semaine après son succès de prestige à Marseille (3-0), l'OL a rechuté chez l'avant-dernier, battu 3-2 à Metz. La défaite de trop pour une équipe qui n'avait pas le droit à l'erreur. La cinquième place (60 points) synonyme de Ligue Europa Conférence semble hors d'atteinte pour les Lyonnais (8e, 55 points), sauf miracle lors des deux dernières journées. «La saison est un échec», a constaté l'entraîneur Peter Bosz, à court de mots pour décrire une nouvelle performance déroutante de ses joueurs, qui n'ont «aucune excuse».

Réduits à dix depuis la 68e minute, les coéquipiers de Moussa Dembélé, l'un des rares à avoir surnagé, en inscrivant un doublé, ont craqué sur un but à la 90e de Farid Boulaya.

Lyon se prépare à jouer en 2022/23 une deuxième saison sans Coupe d'Europe en trois ans, un camouflet pour le deuxième budget du championnat.

Lens, par contre, peut toujours y croire. Le capitaine Seko Fofana a offert dans le temps additionnel (90e+2) un succès déterminant au Racing à Reims (2-1). Après avoir raté la C4 pour un point la saison passée, les Artésiens (7e, 58 points) s'accrochent à leur rêve mais ils devront réaliser un carton plein, et espérer un faux pas de Nice (6e, 60 points, un match en moins).

Bordeaux prend le bouillon

Ce n'est peut-être plus qu'une question de jours: Bordeaux a chuté à Angers (1-4) pour se retrouver, seul, à la dernière place (27 points), derrière Metz (28 points). Si le barragiste Saint-Etienne (31 points) gagne à Nice mercredi (19h), le sort des Girondins sera scellé: ils descendront en Ligue 2, après 30 années consécutives dans l'élite. Au mieux, ils peuvent espérer terminer à la 18e place.

Les Angevins, qui ont ouvert le score dès la 5e minute par Mohamed-Ali Cho, n'ont laissé aucune chance aux joueurs de David Guion, à nouveau plombés par leur défense friable. «Comment avons-nous fait pour nous saborder dans ce match dont on savait l'enjeu après 6 minutes? De week-end en week-end, on voit nos joueurs loin de leur niveau, loin de la Ligue 1 en somme», a soufflé le technicien girondin.

Le maintien est très proche pour le SCO (14e, 38 points), assuré de ne pas finir parmi les deux derniers. Clermont (16e, 36 points) se trouve dans la même situation. Les Auvergnats ont remporté une rencontre cruciale contre Montpellier (2-1) grâce à un penalty de leur buteur Mohamed Bayo (68e). Dans le pire scénario, ils termineront à la place du barragiste.

(AFP)

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