Equipe de Suisse: Martin Gerber: «Je n'ai pas tiré un trait sur la NHL»
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Equipe de SuisseMartin Gerber: «Je n'ai pas tiré un trait sur la NHL»

A 37 ans, le doyen de l'équipe de Suisse n'a aucune envie de raccrocher. Le Bernois tient même la forme de sa vie.

par
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Klagenfurt
Ambitieux, le gardien se sent encore «vert».

Ambitieux, le gardien se sent encore «vert».

Les temps sont durs pour Martin Gerber en Elitserien. Le week-end dernier, l'Emmentalois a dû se multiplier devant son filet pour arrêter 47 des 48 tirs qui lui ont été adressés. Son club de Växjö peine à régater avec les grosses écuries de la ligue suédoise et chaque match est un combat. «La situation est difficile, il faudra batailler pour accrocher une place en play-off», a-t-il confié au terme de l'entraînement de jeudi.

Quand on lui parle des soucis qu'il a connus avec son coach, le Bernois dédramatise. «Je crois que l'information a mal circulé. Lorsque j'ai été remplacé ou mis sur le banc, j'avais demandé à sortir. J'étais légèrement blessé.» Celui qui a pris part à huit Mondiaux et deux JO a expliqué carburer avant tout au plaisir. «Ça fait du bien de retrouver les jeunes de l'équipe de Suisse, c'est un agréable changement et un niveau de jeu que j'apprécie.»

Martin Gerber reste le battant qu'il a toujours été. Celui que Langnau, du temps de ses premiers émois en juniors, avait jugé trop peu talentueux. «Tinu» était alors allé reprendre son élan à Signau (2e ligue) pour lancer une carrière qui l'a mené jusqu'à la Coupe Stanley (en 2006 avec Carolina). Depuis son retour en Europe, l'Emmentalois s'est mis au travail, avec l'Amérique en point de mire. «Je n'ai jamais tiré un trait sur la NHL, a-t-il martelé. J'ai décidé de signer en Suède avant tout pour ma famille. Mon contrat se termine à la fin de la saison et si une occasion se présente, je la saisirai.»

Un vrai test

Les hommes du coach national Sean Simpson seront opposés vendredi soir (20h15) à la sélection autrichienne dans le cadre d’une des deux demi-finales de l’Austria Cup, à Klagenfurt. Après le pénible succès en amical (1-2 tab) mercredi contre la Slovénie, la concrétisation des occasions de buts occupera une place de choix sur la liste des points à améliorer. «Avec 28 chances de marquer, n’inscrire qu’un seul but est insuffisant, a pesté le technicien canadien. Surtout contre un adversaire comme la Slovénie que nous devions battre largement. Ce soir, le public sera chaud et affronter l’Autriche constituera un vrai test pour nous.»

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