«Carnage»: Massacre entre quatre murs
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«Carnage»Massacre entre quatre murs

Est-ce son assignation à résidence l'an dernier à Gstaad qui a inspiré Roman Polanski? Toujours est-il que son «Carnage» est un délice.

par
Fred Ferrari

Comment des adultes civilisés peuvent-ils en arriver aux mains. Démonstration orchestrée par Roman Polanski.

Nancy et Alan sont des gens civilisés: ils ont accepté de rencontrer Penelope et Michael, dont le fils a été agressé par le leur. Et puis ils sont polis: ils vont papoter un peu. Mais la politesse a des limites: Alan est scotché à son téléphone portable, Penelope se moque sous cape de Nancy, Michael joue les beaufs. Et soudain, tout part en vrille. Car trop de civilités tue le civilisé: à force de pinailler, ce quatuor va exploser comme une cocotte-minute, les individus vont se sauter au cou. Non sans que leur aigreur soit d'abord sortie en vomis ou en hystérie...

Sous le costume, la bête

Huis-clos pour quatre comédiens (Kate Winslet, Jodie Foster, John C. Reilly et Christoph Waltz, tous sidérants) dans un appartement new-yorkais, «Carnage» n'est pas qu'un formidable numéro d'acteurs ni un pur exercice de style. C'est une démonstration de mise en scène au service d'une tranche de bestialité en vêtements griffés.

«Carnage»

De Roman Polanski. Avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly.

Sortie le 7 décembre 2011.

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