Football – Afrique: Match à rejouer à cause de son arbitre banni à vie
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Football – AfriqueMatch à rejouer à cause de son arbitre banni à vie

Une rencontre qualificative pour le Mondial 2018 entre l'Afrique du Sud et le Sénégal avait été manipulée, selon la FIFA, qui avait définitivement suspendu l'officiel. Il faudra tout recommencer.

par
duf

La FIFA a décidé de faire rejouer le match de qualification à la prochaine Coupe du monde en Russie, remporté par l'Afrique du Sud à domicile contre le Sénégal en novembre 2016, dont l'arbitre avait été suspendu à vie pour «manipulation de match», a annoncé l'instance mercredi.

En fin de première mi-temps, l'arbitre ghanéen Joseph Lamptey avait accordé aux Sud-Africains un penalty inexistant pour une prétendue faute de main d'un défenseur des Lions de la Téranga. Les Bafana Bafana avaient ainsi pu marquer le premier but de la partie. Ils l'avaient finalement remporté sur le score de 2 à 1.

Ce match, rejoué en novembre prochain, un an après les faits, offrira une belle occasion au Sénégal de se relancer dans la course au Mondial. Les hommes dAlion Cissé sont actuellement 3es à un point du Cap-Vert et du Burkina Faso dans le groupe D, alors qu'il reste deux journées à disputer. Seul le premier du groupe décrochera son ticket pour la Russie.

«Influence illégale»

La décision du bureau des qualifications pour la Coupe du monde de la FIFA «fait suite à la confirmation du Tribunal arbitral du sport (TAS) d'appliquer l'interdiction à vie de l'arbitre Joseph Lamptey, pour manipulation de match», a expliqué la Fédération internationale de football.

Suspendu d'abord trois mois par la Confédération africaine de football (CAF) pour «avoir accordé un penalty (à l'Afrique du Sud) pour une main qui n'existait pas», il avait ensuite été suspendu à vie par la FIFA, qui l'avait reconnu coupable d'«influence illégale sur le résultat d'un match».

La décision de rejouer la rencontre créera forcément un précédent dans l'histoire. La FIFA et le TAS n'ont sans doute pas fini de recevoir des demandes du même genre dans des matches entachés de forts soupçons de tricherie. Pourra-t-on aussi imaginer, à l'avenir, que des parties faussées par de grossières erreurs d'arbitrage fasse l'objet d'une décision de les rejouer? La fameuse «Main de Dieu» marquée par l'Argentin Diego Maradona en quart de finale de la Coupe du monde de 1986 contre l'Angleterre, par exemple, aurait peut-être eu un statut moins emblématique si la FIFA avait décidé de tout reprendre. (duf/afp)

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