Actualisé 15.06.2020 à 06:37

PolitiqueMathias Reynard ne briguera pas la présidence du PS

Le conseiller national Mathias Reynard préfère finalement se porter candidat au Conseil d’État plutôt que de briguer la tête du PS.

Le conseiller national Mathias Reynard renonce à briguer la présidence du PS pour se porter candidat au Conseil d’État valaisan (archives).

Le conseiller national Mathias Reynard renonce à briguer la présidence du PS pour se porter candidat au Conseil d’État valaisan (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Entre le Conseil d’État valaisan et la présidence du PS, le cœur de Mathias Reynard balançait. Le conseiller national a désormais fait son choix: il sera candidat au Conseil d’État et renonce ainsi à briguer la tête du PS.

«Mon cœur et mes tripes sont ici», confie Mathias Reynard dans une interview publiée lundi dans le «Nouvelliste». Et d'ajouter: «J'ai envie de redonner à mon canton et à ses habitants ce qu'ils m'ont offert jusqu'à maintenant.»

Le Saviésan de 32 ans, qui a privilégié les médias valaisans pour annoncer son choix, a indiqué sur Rhône FM qu'il avait encore envie de s'engager «quelques années en politique» et qu'il avait «l'énergie et la motivation» pour assumer cette «belle fonction» de conseiller d'Etat.

Mathias Reynard a précisé que ce n'était pas la pression de son parti ou de la population qui l'avait fait se décider, mais l'impression qu'il pourrait être plus utile à son canton qu'au parti suisse. «La sensibilité de gauche, la pluralité et l'esprit d'ouverture qui existent en Valais doivent être représentés au Conseil d'Etat et je serai plus utile pour accomplir cette tâche-là qu'en courant le pays comme président du PS», a-t-il affirmé.

Un siège à sauver

Mathias Reynard tentera de sauver le siège socialiste au gouvernement valaisan occupé depuis 2009 par Esther Waeber-Kalbermatten. Son investiture est programmée le 3 octobre prochain lors du congrès du Parti socialiste du Valais romand, les élections au gouvernement valaisan étant prévues en mars 2021.

«Cela serait surprenant de ne pas avoir du tout de représentant de la gauche au Conseil d'Etat, qui est la deuxième force du canton», a-t-il jugé.

Candidat malheureux l'automne dernier lors des fédérales au Conseil des Etats, le trentenaire a assuré qu'il n'était pas le seul moteur du PS en Valais. «On a un vivier de personnalités. Mais quand on a un parti avec un seul élu à Berne, c'est celui-là qu'on voit beaucoup», a-t-il expliqué.

«Pas une trahison»

En choisissant Sion plutôt que Berne, Mathias Reynard a de facto abandonné sa candidature à la présidence du PS suisse. Il avait annoncé fin janvier qu'il visait la succession de Christian Levrat au côté de la conseillère nationale zurichoise Priska Seiler Graf. Ce binôme avait face à lui un autre duo composé des conseillers nationaux Mattea Meyer et Cédric Wermuth ainsi que le Bernois Martin Schwab, un électro-installateur inconnu sur la scène nationale.

«Ce n'est pas une trahison et ma décision s'est prise aussi en réflexion avec elle», a indiqué Mathias Reynard au sujet de Priska Seiler Graf. «Elle est présidente de son parti cantonal, et a donc beaucoup de compréhension sur les enjeux cantonaux et l'importance de maintenir des sièges» au sein des différents gouvernements cantonaux, a-t-il ajouté.

Priska Seiler Graf plus candidate

Dans un communiqué commun, Priska Seiler Graf a annoncé que le retrait de Mathias Reynard dans la course à la présidence du PS entraînait aussi le sien. «Je suis convaincu que notre duo était le bon. C'est pourquoi, une autre (co-) candidature n'entre pas en ligne de compte pour moi», explique la Zurichoise qui dit «comprendre l'importance d'avoir des camarades compétents et motivés dans les gouvernements cantonaux».

La succession de Christian Levrat aurait dû être réglée en avril, mais le coronavirus a forcé le PS à reporter son congrès aux 17 et 18 octobre. Les candidats ont suspendu leur campagne jusqu'au 10 août.

(ATS/NXP)

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