Festival de Cannes: Matthew McConaughey dans la tempête
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Festival de CannesMatthew McConaughey dans la tempête

L'accueil très hostile réservé à «La forêt des songes» n'a pas désarçonné son acteur principal, le prodige américain Matthew McConaughey.

par
Laurent Vidal

Un extrait du film de Gus Van Sant.

Oscarisé l'an passé pour «Dallas Buyers Club», de Jean-Marc Vallée, Matthew McConaughey était heureux de venir à Cannes défendre les couleurs de «La forêt des songes», de Gus Van Sant. Un film dans lequel il incarne un veuf visitant des bois japonais prisés des suicidaires. «J'aimais l'idée que cet homme qui avait promis à sa femme qu'il trouverait le meilleur endroit possible pour se tuer voie son plan se transformer en cauchemar», confie-t-il à «20 minutes».

Las! «La forêt des songes» a été hué lors de sa projection de presse et figure parmi les films les plus mal notés par les pronostiqueurs et critiques sur la Croisette. McConaughey ne s'est pas laissé démonter pour autant. «Ce sont des choses qui arrivent, a déclaré l'acteur; cela ne m'empêche pas d'en être fier. J'ai fait mon boulot. Bien sûr, j'aurais préféré de meilleures réactions, mais je ne peux rien y faire maintenant.»

Des partenaires épatants

C'est donc tout sourire que le comédien continue à parler du plaisir qu'il a eu à donner la réplique à Ken Watanabe et à Naomi Watts sous la direction de Gus Van Sant. «Rien n'est plus gratifiant pour un acteur que d'avoir des partenaires qui aiment autant leur métier que moi! On a l'impression de se livrer à un match de tennis qui oblige à se tenir constamment sur le qui-vive.»

Oscar, gloire et déboires n'entament donc en rien l'enthousiasme de l'acteur, qui choisit ses scénarios à l'instinct parce qu'il aime «les histoires et les personnages hors du commun». C'est d'ailleurs pour son prochain film, «The Free State of John», de Gary Ross, qu'il arbore une barbe fournie. «Elle me tient bien chaud sous le soleil cannois, plaisante-t-il, mais comme elle plaît beaucoup à mon épouse...»

Découvrez la réaction de quelques critiques:

Des précédents

«La forêt des songes» n'est pas le premier ni le dernier des films à être conspué sur la Croisette. Il y a bien sûr eu les huées qui ont accompagné la remise de la Palme d'or à Maurice Pialat en 1987 (pour «Sous le soleil de Satan»). On se souvient aussi de «The Yards», de James Gray, sifflé en 2000. Ou «Lost River», premier film réalisé par Ryan Gosling, hué l'an dernier. Un accueil qui peut avoir des lourdes conséquences: tant le film de Gray que celui de Gosling ont fait un flop à leur sortie.

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