Actualisé 01.07.2020 à 12:12

Genève

Maudet pas exclu du débat sur les retraites de la police

Le Tribunal fédéral a donné tort aux syndicats policiers. Ceux-ci voulaient interdire leur ancien conseiller d’Etat, sous enquête, de participer aux discussions sur le plan de prévoyance des policiers et des gardiens de prison.

Dessaisi de la police en raison de ses mises en prévention, le conseiller d'Etat PLR Pierre Maudet est aujourd’hui chargé du Département du développement économique (DDE). (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Dessaisi de la police en raison de ses mises en prévention, le conseiller d'Etat PLR Pierre Maudet est aujourd’hui chargé du Département du développement économique (DDE). (KEYSTONE/Martial Trezzini)

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Le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet ne sera pas muselé, dans les discussions du gouvernement cantonal sur le nouveau plan de prévoyance des policiers et des gardiens de prison. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours déposé par les syndicats policiers UPCP et SPJ. Ils demandaient que Pierre Maudet soit écarté de ce dossier à cause de l'enquête pénale dont il fait l'objet.

Les syndicats estimaient que le conseiller d'Etat ne pouvait intervenir sur les droits de retraite des inspecteurs qui enquêtent à son sujet. Pierre Maudet est notamment prévenu par la justice genevoise d'acceptation d'avantages dans le cadre d'un voyage effectué à Abu Dhabi avec ses proches et d'argent reçu par un groupe hôtelier dans le cadre d'une de ses campagnes.

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral a confirmé le jugement rendu par la Chambre administrative de la Cour de justice du canton de Genève. Les juges de Mon Repos constatent que Pierre Maudet s'est vu retirer la responsabilité du département de la sécurité afin d'éviter tout soupçon de conflit d'intérêts ou d'intrusion dans la procédure pénale.

Le conseiller d'Etat est maintenant en charge du département du développement économique. A cette fonction, le magistrat ne dispose plus d'aucun pouvoir hiérarchique sur les enquêteurs en intervenant au sein du collège gouvernemental sur les questions concernant la caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires, souligne le TF.

«L'on ne voit pas en quoi cette participation (aux discussions de l'exécutif) serait susceptible d'influer, même très indirectement, sur l'enquête dirigée contre lui», poursuivent les juges dans leur arrêt. Les frais judiciaires, qui s'élèvent à 2000 francs, sont mis à la charge des syndicats de police. (Arrêt 1C_663/2019 du 25 mai 2020)

(ATS)

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38 commentaires
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linlin20

02.07.2020 à 10:32

Il va imposer à chaque retraité devant abandonner l'uniforme, un petit voyage à "à bout d'habit"!

Ahahah

02.07.2020 à 09:38

ça va finir comme pour les retraites des pompiers Aéroport et Ville. Une grosse facture, rien au bout...

guil

02.07.2020 à 05:58

vive la suisse et ses magouilles....