Genève: Maudet songe à privatiser davantage le carcéral
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GenèveMaudet songe à privatiser davantage le carcéral

Le conseiller d'Etat envisage de confier le poste de contrôle à l'entrée de Champ-Dollon et la surveillance de son enceinte extérieure à des privés.

par
jef
Pierre Maudet, conseiller d'Etat PLR chargé du Département de la sécurité et de l'économie.

Pierre Maudet, conseiller d'Etat PLR chargé du Département de la sécurité et de l'économie.

Après avoir mené à marche forcée l'externalisation du convoyage des détenus, le conseiller d'Etat Pierre Maudet entend poursuivre son ouvrage de privatisation du carcéral. «Le Temps», qui s'est procuré une note interne du Département de la sécurité, révèle ainsi que l'élu PLR envisage de confier à des agents privés le poste de contrôle avancé à l'entrée de la prison de Champ-Dollon, ainsi que la surveillance de son enceinte extérieure.

Le magistrat imagine également de se séparer du Service de probation et d'insertion et des Ateliers Feux-Verts, actifs dans le domaine de la réinsertion. Ils pourraient être transformés en fondation ou en association et soumis à des contrats de prestations.

Le but poursuivi par le magistrat serait avant tout d'ordre économique, analyse «Le Temps». Ainsi, un gardien de prison coûte 142'000 francs par an, un assistant de sécurité publique 122'000 et un privé 90'000. Par ailleurs, en confiant la sécurité du poste de contrôle et du périmètre extérieur de Champ-Dollon à des privés, le département économiserait 11,6 plein-temps de gardiens, qui pourraient être réaffectés à l'intérieur des murs.

La porte-parole du Département de la sécurité a indiqué au quotidien romand qu'«il ne s'agit pas prioritairement des privatiser de nouvelles activités de nature carcérale, mais bien de poursuivre le travail de clarification et de répartition des rôles lorsque la situation est floue».

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