Maurer dit avoir été traité de «führer» par Couchepin
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Maurer dit avoir été traité de «führer» par Couchepin

Après «l'affaire Mörgeli», le président de l'UDC accuse à son
tour Pascal Couchepin de dérapage verbal.

Les «lapsus» et autres mots du président de la Confédération n'en finissent pas de faire couler de l'encre. Alors que la polémique avec le conseiller national UDC zurichois Christoph Mörgeli n'est de loin pas terminée, c'est le président de l'UDC, Ueli Maurer, qui se plaint, dans les colonnes du journal Sonntag, d'avoir été salué par Couchepin comme «führer» de l'UDC lors d'un entretien de Wattewille.

«L'affaire Mörgeli», elle, a continué hier de faire les gros titres dans plusieurs médias. Une note prise par Christoph Mörgeli lors de l'écoute du procès-verbal enregistré de la séance de commission parlementaire dans laquelle le Valaisan a rapproché le nom de Mörgeli de celui du médecin nazi Mengele a été publiée. Le politicien zurichois a déclaré qu'il ne se sentait pas lié par le devoir de confidentialité de la commission, Pascal Couchepin l'ayant lui-même brisé par ses déclarations. Il estime que la transcription de la bande montre que le conseiller fédéral n'a pas dit la vérité. Il juge que le PV montre que Couchepin a fait une plaisanterie intentionelle, qu'il a donc dérapé et qu'il doit démissionner.

Le président des communautés israélites, Alfred Donath, ne voit, lui, dans cette affaire qu'un simple lapsus. Selon lui, c'est le politicien UDC qui devrait s'excuser d'avoir utilisé comme décor, lors d'une interview télévisée, l'ancien camp de concentration de Büchenwald où il se trouvait.

(ats/ap)

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