Vaud: Maurer est en visite dans deux entreprises
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VaudMaurer est en visite dans deux entreprises

Le conseiller fédéral Ueli Maurer a rencontré Pascal Broulis, mercredi, dans le cadre du Projet Fiscal 17.

De gauche à droite, Pascal Broulis et Ueli Maurer, dans une entreprise vaudoise.

De gauche à droite, Pascal Broulis et Ueli Maurer, dans une entreprise vaudoise.

Keystone

Le conseiller fédéral Ueli Maurer s'est rendu mercredi dans le canton de Vaud pour évoquer avec le conseiller d'Etat Pascal Broulis les prochaines étapes du Projet Fiscal 17. Dans ce cadre, ils ont visité deux entreprises aux profils très différents illustrant la diversité du tissu économique vaudois.

Les délégations accompagnant le chef du Département fédéral des finances (DFF) et celui des finances vaudoises se sont rendues tout d'abord sur le site de Nespresso, à Orbe, une entreprise du 21e, voire du 22 siècle, a relevé Pascal Broulis. Nestlé qui déploie une importante activité de recherche et développement, y occupe 1500 employés. Tout autre environnement à Champagne, où l'usine Swiss-tube LN Industries emploie une centaine de personnes. Plus que centenaire, la PME exporte dans le monde entier les tubes à grande valeur ajoutée qu'elle produit dans le canton.

Lisibilité économique

Devant la presse à Champagne, Pascal Broulis s'est dit très fier d'une entreprise industrielle qui tient à rester sur le sol helvétique malgré les difficultés et qui plus est engage des chômeurs de plus de 55 ans.

Le patron de Swiss-tube Stéphane Dobler a évoqué les difficultés dues au franc fort et au climat d'incertitude. «Actuellement, les investissement sont suspendus. Ce dont nous avons besoin, c'est de lisibilité économique. On compte sur l'appui du Conseil fédéral et des Chambres pour éclaircir l'horizon fiscal».

Fragilité du tissu industriel

Remplaçant la réforme fédérale de l'imposition des entreprises (RIE III) rejetée en votation fédérale le 12 février, «la Réforme fiscale 17 (RF 17) devient urgentissime», a abondé Pascal Broulis. Il y a Trump, le Brexit et les Anglais dévaluent leur monnaie.

On avait peur du plombier polonais, mais des pays tels que la Pologne, la Roumanie ou la Tchécoslovaquie tentent d'attirer des entreprises sur leur territoire. L'entreprise Cornu à Champagne se développe en Roumanie, Thermo Fisher va peut-être délocaliser, tout comme Medtronic à Neuchâtel, a-t-il illustré.

Tout cela montre la volatilité, la fragilité du tissu industriel, a souligné le ministre vaudois. Le conseiller d'Etat a également rappelé mercredi à Nestlé qu'Angela Merkel avait exigé du géant alimentaire qu'il crée il y a trois ans une usine à 300 millions et 450 employés en Allemagne.

Comprendre les besoins

Pour sa part, Ueli Maurer a salué «des entrepreneurs qui s'engagent». La Suisse a un franc fort, des salaires très hauts. Il faut trouver des avantages dans une forte compétition mondiale et de bonnes conditions pour les entreprises, a-t-il relevé. La RF 17 peut leur apporter une aide sans perdre de temps. Un groupe de travail est à l'oeuvre à Berne. Des discussions sont en cours avec les cantons, les communes, les entreprises pour comprendre leurs besoins, a ajouté le chef du DFF.

En vigueur en 2019

Selon le calendrier, le Conseil fédéral décidera d'ici juin des points importants. Puis il y aura une consultation et le passage aux Chambres en 2018. L'idéal sera d'être prêt au 1er janvier 2019, conformément aux exigences de l'OCDE.

«Ce n'est pas un projet uniquement pour les entreprises, il profitera à nous tous. J'espère que ce sera mieux compris la prochaine fois», a-t-il souligné. Le projet manquait de transparence et beaucoup de cantons n'étaient pas prêts.

Pour PF 17, il faudra trouver un vocabulaire clair qui soit compris par la population, a ajouté le ministre. Il n'a rien dit sur le contenu de la réforme, mais a évoqué une diminution des risques. Des instruments comme la patent box ou la recherche et le développement sont retravaillés.

Exemple vaudois

A l'échelle du canton, la RIE III, adoptée le 20 mars 2016 à plus de 87%, reste d'actualité. Le projet vaudois pourrait entrer en vigueur sans que rien ne soit corrigé, espère Pascal Broulis.

La copie vaudoise de la réforme inspire bien sûr Berne, a déclaré Ueli Maurer. Les autres cantons peuvent prendre exemple de ce paquet équilibré. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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