Actualisé 19.02.2019 à 06:44

Suisse

Mauvaises notes pour le système d'e-voting suisse

Divulgué sur un compte non officiel, le code source du système de vote électronique a été critiqué par des experts informatiques.

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Lintroduction du e-voting fait débat en Suisse.

Lintroduction du e-voting fait débat en Suisse.

Keystone

Le 7 février dernier, La Poste avait mis les hackers au défi de pirater son futur système de vote électronique. À la clé, des récompenses pour les personnes découvrant des failles de sécurité. Mais avant même le test d'intrusion public, qui aura lieu pendant quatre semaines dès le 25 février, le code source a été divulgué en ligne sur la plateforme GitLab sur le compte fickdiepost, a notamment révélé dimanche sur Facebook Alexis Roussel, ex-président du Parti pirate suisse.

Or les futurs participants au piratage test doivent s'inscrire sur le site officiel de l'opération, chapeautée par la Confédération, pour obtenir ces données. En acceptant les règles d'utilisation, ils sont censés ne pas les divulguer. Mais le géant jaune réfute qu'il se soit agi d'une «fuite», étant donné que La Poste a depuis le début publié le code source dans un souci de transparence, selon une porte-parole.

Entre-temps, des experts en cryptographie, tels la Canadienne Sarah Jamie Lewis et Matthew Green, professeur à l'université américaine Johns-Hopkins, se sont penchés sur le code et le critiquent en écrivant sur Twitter qu'il «active tous les signaux d'alerte».

Ils apportent du crédit aux voix qui s'élèvent contre l'introduction en Suisse du vote électronique, jugé risqué. Un comité réunissant des politiciens de gauche comme de droite a lancé fin janvier une initiative populaire qui réclame un moratoire d'au moins 5 ans sur l'e-voting.

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