Football - CAN: Mayuka-Drogba: baby flingueur contre papy killer
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Football - CANMayuka-Drogba: baby flingueur contre papy killer

La finale de la Coupe d'Afrique des nations opposera la Zambie à la Côte d'Ivoire dimanche. Leurs buteurs vedettes se livreront un duel à distance.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
L'Ivoirien fait figure d'ancien face à Mayuka.

L'Ivoirien fait figure d'ancien face à Mayuka.

Ses pirouettes peuvent faire penser à celles d'un acrobate de cirque. Ses pas de danse ont le rythme d'un professionnel de ballet africain.

Mais, derrière cette gestuelle joyeuse et démonstrative qui accompagne chacun de ses buts, Emmanuel Mayuka (21 ans) annonce plutôt l'heure de la danse du scalp. En portant son compteur à trois buts, l'attaquant des Young Boys est à égalité avec un parterre de joueurs, dont son coéquipier et capitaine Christopher Katongo et l'Ivoirien Didier Drogba, pour le titre de goleador de la CAN. Celui de révélation du tournoi ne pouvant pas lui échapper, le petit lutin zambien peut réussir la passe de trois, dimanche à Libreville, avec le trophée continental.

Après avoir clamé haut et fort que le seul titre qui le ­fasse vraiment rêver est celui continental – les Eléphants l'attendent depuis 1992 – Didier Drogba (33 ans) a aussi prouvé qu'il a toujours faim de buts.

L'attaquant de Chelsea l'a démontré en frappant d'entrée contre le Soudan. Son doublé en quarts de finale contre la Guinée équatoriale et la rageuse démonstration de joie qui l'a souligné prouvent que l'éléphant vieillissant a gardé intacts et son instinct de buteur et son esprit de compétiteur. Entre Mayuka et Drogba, la finale promet un match dans le match passionnant.

Sorcier, de quelle couleur est ta peau?

La question est souvent posée: la compétence étrangère dépasse-t-elle la locale? La finale de dimanche entre la Côte d’Ivoire de François Zahoui et la Zambie du Français Hervé Renard ravive le débat. Le technicien ivoirien n’a pas caché qu’en atteignant la finale avec les Eléphants, il va «revaloriser la place des sélectionneurs locaux». Selon lui, les entraîneurs africains sont «moins bien considérés que les Européens».

Le Français Hervé Renard, lui, symbolise une nouvelle race de «sorciers blancs». Comme Bruno Metsu, sorti de l’anonymat grâce aux brillants résultats du Sénégal en 2002, il s’est fait un nom avec cette CAN. Pour lui, quel que soit le résultat de la finale, rien ne sera plus comme avant.

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