Actualisé 10.01.2012 à 08:08

HockeyMcSorley: «Nous avons droit à des explications»

Deux jours après la défaite à Bienne (3-4), Chris McSorley, le coach des Aigles, ne décolère pas du but litigieux encaissé par son équipe. Il l'a fait savoir à la Ligue.

de
Grégory Beaud

Depuis samedi, le débat fait rage. Le troisième but biennois était-il valable? La version de l'arbitre Danny Kurmann peine­ à éclaircir le débat. «Sur le moment, j'ai un bon angle de vue et j'accorde le but, a-t-il confié à 20 minuten online. Ensuite, au moment de regarder la vidéo, je n'arrive pas à voir si le puck est sur ou derrière la ligne. Je me dois ainsi de conserver ma décision.»

Se sentant légitimement lésé en la circonstance, Chris McSorley a envoyé un e-mail à la Ligue. «Nous avons droit à des explications, a-t-il justifié. Comment un arbitre peut-il ignorer une preuve aussi flagrante que cette image où tout le monde voit qu'il n'y a pas but? Il est allé si rapidement regarder les images que je me demande ce qu'il a eu le temps de voir.» A tête reposée, l'imprécision arbitrale semble sauter aux yeux. Mais un tel fiasco était difficilement évitable. Il y a plusieurs années, tous les clubs ont investi entre 80 000 et 100 000 fr. pour doter les patinoires d'un système vidéo. Aujourd'hui, ces installations sont devenues obsolètes. «Les caméras derrière les buts ne montrent qu'un angle et il est parfois impossible de discerner le puck, a poursuivi Danny Kurmann. Il arrive aussi que les écrans soient en panne ou montrent carrément les images de la rencontre précé­dente...» Le «zèbre» a refusé de dénoncer la ville où s'est passée cette scène surréaliste.

Ces lacunes techniques peuvent-elles fausser l'issue du championnat? «Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, a tenu à préciser Chris McSorley. Une seule action ne décidera pas d'une qualification ou non en play-off. En revanche, on est en droit de se poser des questions. Je pense à l'avenir en montant aux barricades, pour que ce genre de cas ne se reproduise plus.»

Avec l'omniprésence de TeleClub sur les matches de LNA, de telles palabres pourraient-elles être évitées? «En plus de la caméra derrière chaque but à disposition des arbitres, nous avons quatre sources d'images supplémentaires», précise Philippe Ducarroz, responsable de TeleClub Romandie. Est-ce techniquement faisable de toutes les proposer aux arbitres? «Aujourd'hui, non. Mais à l'avenir, pourquoi pas? Cela impliquerait forcément un coût, mais, dans l'absolu, ce n'est pas irréaliste.» Le prix à payer pour éviter de telles injustices.

Tobias Stephan, gardien de Genève: Au moment de cette action litigieuse, je suis convaincu qu’il n’y a pas but. Le puck est immobilisé sur la ligne et je mets le gant dessus en attendant le coup de sifflet. Dès l’arrêt du jeu, je lève la main et la rondelle est pile sur la ligne. Sur le moment, l’arbitre peut avoir un doute, mais ensuite, il ne peut pas accorder un tel but. Je ne pense pas qu’il puisse avoir été conforté dans sa décision en allant voir les images à la vidéo. Cette issue est frustrante, surtout qu’après, nous avons livré un bon match.

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